Composée de trois(3) sous-préfectures et quatre(4) communes urbaines et rurales pour une population de cent-vingt-deux mille cinquante-cinq (122.055) habitants, la cité »D’alumine » de Fria, est devenue un véritable foyer de consommation du chanvre indien. Du moins c’est ce qu’a fait remarquer ce samedi 19 mars plusieurs responsables de ladite localité devant le Procureur Général Près la Cour d’Appel de Conakry, Alphonse Charles Wright en visite d’inspection dans les juridictions de son ressort.
Ce dernier, en guise de réponse, n’est pas passé du dos de la cuillère pour démontrer à la population de Fria, le pourquoi il serait difficile de lutter contre ce fléau grandissant. Le magistrat prenant la parole a tout simplement martelé que les agents en charge de lutter contre les produits prohibés comme le chanvre indien, sont, soient directement ou indirectement complices de sa consommation.
« A Forécariah aujourd’hui, nous avons procédé a l’incinération de quantité de chanvre indien. La même nuit du lendemain, on a saisi plus de 583 kg de chanvre indien. Où on va avec ça ? » s’interroge le Procureur Général, Wright et d’enfoner:
« Comment peut- on construire une jeunesse responsable, si on ne lutte pas contre ces fléaux-là. Mais ce qui est déplorable, ce qui est condamnable, c’est que ces jeunes qui consomment du chanvre indien et vendent sont dans vos concessions. Ils sont au sein de nos familles. Mais est-ce que vous accepteriez de venir dénoncer au juge que mon enfant consomme du chanvre indien ? C’est ça le problème, c’est ça un peu le paradoxe, on veut vouloir d’une chose et son contraire ? Si on nous posait la question tout de suite, j’en suis sur qu’à 90%, nous savons à Fria qui vend du chanvre indien et dans quelle concession. Mais qui va avoir la considération citoyenne pour lutter contre ça et venir dire à la justice, quel enfant consomme. Aidez la justice à faire son travail. Aucune institution ne peut réussir à faire la mission de l’Etat, l’Etat est un père de famille, l’Etat a beaucoup de devoirs (…) l’Etat à lui seul, c’est nous. Nous on fera notre part du travail, je l’ai dit. Mais le plus grave dans tout ça, c’est que les agents qui doivent lutter contre la consommation du chanvre indien, 85% sont consommateurs. Comment vous lutter contre un fléau où vous êtes acteurs. Où vous entretenez la méthode et vous la maintenez ? Comment vous pouvez trouvez une aiguille alors que le pied de votre ennemi est la dessus ? C’est impossible », a déclaré avec vigueur le PG Alphonse Charles Wright
A rappeler que dans sa tournée en Basse Guinée, plusieurs quantités de chanvre indien ont été incinérées notamment à Forécariah, Coyah, Dubréka.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com