C’est une nouvelle qui tombe comme un coup de couperet sur la tête de l’ancien ministre de la sécurité sous l’ère Alpha Condé. Comme Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et autres membres du défunt gouvernement, Alpha Ibrahima Keira est aussi sommé par la direction générale du patrimoine bâti public de quitter sa résidence d’ici le 25 mars prochain.
Alors que cette campagne de récupération des domaines de l’État semblait à l’agonie, un préavis de 10 jours vient d’être donné à ce membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel de quitter sa résidence.
Une sommation face à laquelle il promet de se plier, même s’il se réserve le droit de porter plainte au moment venu pour se faire entendre.
“Ils m’ont demandé de libérer, ce sont les autorités, si elles me demandent de libérer, je vais libérer, il n’y a pas de problème. Je vais pouvoir me pourvoir devant les juridictions comme l’ont fait d’autres personnes ayant des droits acquis. C’est tout. Pour répondre à cette correspondance, je vais sortir et après, je vais voir avec mon avocat ce qui convient de faire” a-t-il déclaré au bout du fil.
Quoi qu’il en soit, d’ici cette date, Alpha Ibrahima Keira compte saisir son avocat afin de voir s’il y a un abus d’autorité pour qu’il puisse être rétabli dans ses droits.
“Je suis un républicain, moi je libère. Quand l’Etat agit, on ne peut rien et l’individu ne fait qu’obéir à l’Etat. Maintenant, s’il y a un abus ou excès de pouvoir, la loi permet des voies de recours légales » a soutenu ce proche de l’ancien président déchu Alpha Condé.
Ce déguerpissement d’Alpha Ibrahima Keira de son domicile, vient s’ajouter à la longue liste des leaders politiques et anciens dignitaires des régimes précédents qui ont été délogés par le CNRD dans les opérations de récupération des domaines de l’Etat, enclenché il y a quelques semaines.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
