C’est désormais clair, une nouvelle grève menace l’école guinéenne. C’est le moins ce que décide l’intersyndicale FSPE- SLECG- SNE- SNAESURS, qui compte abandonner les salles de classe si les revendications ne sont pas prises en compte par les autorités. Interrogé à ce sujet ce lundi, 14 mars 2022, le secrétaire de la FSPE, a donné des détails sur ces revendications contenues dans un mémorandum déjà déposé auprès du gouvernement.
Dans ce mémorandum, figurent l’augmentation de l’indice salariale à hauteur de 50%, l’augmentation de la pension, des primes et indemnités, la construction des logements sociaux, le recrutement des enseignants, mais aussi et surtout la mise à disposition d’un budget de fonctionnement dans le cadre de la formation continue des enseignants. Mais malgré des avertissements, l’État traîne encore le pas pour satisfaire ces revendications, selon Salifou Camara.
“Nous avons donné des alarmes depuis très longtemps au gouvernement pour que nous puissions nous asseoir et discuter autour de ces points qui se trouvent dans le mémorandum. Mais très malheureusement nous n’avons pas été appelés par le gouvernement. Aujourd’hui on se pose la question où se donner la tête, parce que la vie est devenue extrêmement chère”, a-t-il souligné.
Et puisque l’ultimatum donné par le syndicat de l’éducation expire ce mois de mars, une seule option serait envisageable. Il s’agit de déclencher une grève générale et illimitée à partir du mois prochain si rien n’est fait”, signe et persiste Salifou Camara, qui lance un appel au gouvernement.
“ Nous lançons un appel solennel au gouvernement que si toute fois nos conditions ne soient améliorées et tout ce qui est dans le mémorandum n’est pas à 80% effectué, nous allons effectivement déclencher une grève générale, illimitée. Nous observons jusqu’à fin mars”.
A date, les syndicats membres de L’intersyndicale de l’éducation sont en pourparlers pour le dépôt d’un préavis de grève selon nos informations. Pendant ce temps, l’heure à la reconstitution des forces “pour contraindre un gouvernement qui prend le problème des enseignants à la légère”, a martelé le général de la FSPE.
Bah Mohamed
