Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo ont 48 heures pour quitter leurs résidences respectivement à la minière et Dixinn port, dans la commune de Dixinn. Une sommation qui rend fous les proches du président de l’UFR, qui dénoncent un acharnement des nouvelles autorités. C’est le cas de l’ancien député Ibrahima Bangoura, qui pense que son mentor est victime de sa “droiture”. Il l’a dit ce samedi, 26 février lors de l’assemblée générale de l’UFR, à Matam.
L’opération de récupération des biens de l’État etait au centre des débats lors de l’assemblée générale de l’union des forces républicaines. Devant les militants, le vice-président de l’UFR dit que ce projet est dressé contre son patron, alors que celui-ci, a acquis ce domaine en toute transparence.
“ Le président Sydia Touré a eu ce domaine dans les conditions légales. Et tous les documents attestent qu’il a obtenu dans les conditions qui sied”, a t-il lâché.
Selon lui, le leader de l’UFR est victime de sa droiture et les résultats qu’il a obtenus lors de son passage à la primature.
“Quand Sidya Touré était Premier ministre, il n’a jamais touché à son salaire, ni à son prix de carburant. Mais quelle que soit votre droiture en Guinée, vos détracteurs chercheront toujours à vous déstabiliser. C’est de ça le président Sidya est victime. Parce qu’ils veulent l’éteindre coûte que coûte”, a t-il rappelé.
Poursuivant, Ibrahima Bangoura a laissé entendre que toutes les manœuvres sont entrain d’être mises en œuvres par les personnes tapies dans l’ombre pour déstabiliser l’UFR, faisant référence au limogeage du maire de Matam.
“Quand on a suspendu le maire de Matam, j’ai dit que ce n’est pas le maire qu’il cherche, mais c’est plutôt Sidya Touré, qu’il cherche à l’effet de déstabiliser son parti. Sinon, comment on peut injustement s’en prendre à quelqu’un à cause d’une parcelle qu’il a légalement acquise, et où il a construit sa maison, où il habite depuis plus de 20 ans. C’est dans les mains de l’Etat qu’il a acquis son domaine. Si on doit lui retirer ses biens qu’il a acquis de l’État, cela veut dire qu’on doit s’attendre à en être victime de la même injustice.Ça ne marchera pas, et ce n’est pas une bonne démarche”, a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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