Pourquoi faut-il construire un centre d’accueil et d’hébergement pour les anciens combattants ? La question avait été posé ce mardi 15 février 2022 au Lieutenant-Colonel à la retraite Angeline Kourouma du bureau exécutif de l’Union Nationale des Anciens Combattants et Victimes de Guerres de Guinée.
Ce domaine où abritait l’espace culturel Fougou Fougou situé sur la corniche de Conakry dans le quartier Tombo s’étend sur 4.692 m2, et avait été offert par Laurent Pré en 1949 à tous les anciens combattants. Pour elle, la construction d’une maison pour ceux-là qui se sont battus pour la liberté de plusieurs pays dans le monde s’avère nécessaire.
« Vous savez, les anciens combattants et victimes de guerre ont pas mal de problèmes. Ils vivent à l’intérieur du pays et la France a essayé d’instaurer un système qui est de faire en sorte que chaque année, il faut venir à l’ambassade à la régie pour un contrôle physique. Et à nos jours, ces anciens combattants sont sur le poids de l’âge, ils sont fatigués et malades. Et s’ils ne se déplacent pas de l’intérieur pour Conakry, leurs pensions seront suspendues. Comment leur faire venir ? D’autres viennent à Conakry avec deux(2) accompagnants et n’ont pas de tuteurs. Parfois, d’autres dorment ici ( la grande cour du siège des anciens combattants ndlr) sur les cartons deux(2) à trois (3) jours et parfois même jusqu’à une semaine. C’est pénible et ils n’avaient même pas où se coucher » déplore-t-elle avant de poursuivre :
«C’est ce qui nous a permis à penser à la construction de la maison du combattant. La maison du combattant est bien indiquée pour eux. Elle existe partout en Afrique sauf en Guinée. Et il faut ça pour les anciens militaires, il faut ça », précise Angeline Kourouma.
Selon le Président de l’Union Nationale des Anciens Combattants et Victimes de Guerres de Guinée, Elhadj Mamadou Baldé, la construction de cette maison pour les anciens combattants est très imminente.
Moussa Rama, pour Lerévélateur224.com
