Cela fait environ six mois que les éléments du groupement des forces spéciales ont renversé le régime Alpha Condé. Et depuis, les militaires entretiennent toujours le flou sur la durée de la transition en Guinée. Si certains politiques menacent de couper le pont avec la junte, lancien député à l’Assemblée nationale lui, trouve mal le fait de tancer Mamadi Doumbouya et ses hommes.
De retour au pays après un bon temps passé en Belgique, Boubacar Siddighy Diallo vole au secours de la junte, livrée à une salve de critiques des politiques. Devant des hommes de médias à l’aéroport international de Conakry, le président du parti UMP dit qu’il faut donner du temps aux nouvelles autorités afin de d’engager des réformes.
“La durée de la transition ne doit pas poser un problème. Les Guinéens doivent savoir une chose, c’est soit on veut changer la Guinée soit on veut porter quelqu’un à la tête du pays, quelle que soit l’issue.
Moi ça me dérangerait pas que la transition dure, le temps des reformes, même si c’est 5 ans. Lorsque les réformes sont conformes à l’aspiration du peuple, alors que la junte ne déraille pas, il faut les amener à bout, parce que ce que les Gouvernements militaires sont capables d’oser faire, les Gouvernements civiles n’oseront pas le faire”, a-t-il laisser entendre.
Pour l’homme politique:
“il faut que les gens arrêtent de dire que le militaire n’est pas fait pour le pouvoir. Au Rwanda, un militaire a tiré de la frontière jusqu’à la Capitale. Il a transformé son pays du dernier au plus émergent du continent. La Démocratie ce n’est pas la répétion des élections dans le chaos”, a-t-il indiqué.
Bah Mohamed
