L’ONG Actions pour le Développement Global-Coopération, une ONG de droit Belge a organisé deux conférences débats ce mardi 11 janvier 2022.
Le thème de cette conférence porte sur : “L’immigration, est-ce une fatalité?”
Tout d’abord, la première conférence a démarré au sein de l’école de formation professionnelle KPAAF, située à Nongo Taady, dans la commune de Ratoma en présence de l’Ambassadeur du Royaune Uni, d’un représentant de l’OIM.
Elle a été animée par Elhadj Moussa Diallo, Président ADG-cooperation, une ONG de droit Belge et Mohamed Banks Bangoura, journaliste et président de « agilités ».
Au terme de la conférence, l’initiateur de cette activité dégage l’objectif visé par son ONG :
“La problématique de l’immigration clandestine a toujours existé. Cependant, lorsque nous constatons que des jeunes de 15 à 24 ans, y compris des filles, tentent cette aventure, il y a de quoi se poser des questions. On dit souvent que l’avenir se trouve à la jeunesse, alors que deviendra l’Afrique si toutefois sa jeunesse se vide? Que deviendrons-nous si tous ceux qui doivent construire la Guinée ou l’Afrique se retrouvent dans cette aventure? Voilà pourquoi nous nous sommes dit que 2022 étant une nouvelle année, c’est une occasion de lancer ce débat. Mais il faut souligner que notre ONG n’a pas de solutions pré conçues, nous n’avons pas de remèdes miracles. Mais nous voulons qu’il y ait des discussions et notre ONG est à la disposition des États, des Institutions pour qu’on puisse ensemble, créer des conditions d’un développement durable. Nous voulons créer un espoir dans ce pays. J’ai mal quand je vois un jeune potentiellement avocat, médecin, professeur, se retrouve dans ce chemin dangereux. Il faut que ça cesse. Voilà pourquoi nous voulons lancer le débat”, a expliqué Elhadj Moussa Diallo, Président de l’ONG ADG Coopération devant une dizaine de jeunes.
Prenant part à cette conférence, David McIlroy, Ambassadeur du Royaume Uni en Guinée a salué cette initiative et exprime sa joie de prendre part à ce débat :
“Ça été une belle opportunité pour moi de participer à cette activité. Je remercie les organisateurs, notamment ADG Coopération. C’est une activité très importante parce qu’elle vise à sensibiliser les populations sur les risques de l’mmigration clandestine. Au Royaume-Uni, nous suivons souvent les victimes de l’immigration clandestine entre la France et le Royaume-Uni. C’est aussi important pour les pays d’origine, particulièrement la jeunesse. Donc je suis honoré d’assister à cet événement”, s’est-il réjouit.
Après cette première conférence, Elhadj Moussa et sa suite se sont rendus dans les écoles Bah-Kane pour parler du même thème aux jeunes collégiens et lycéens.
Après près de trois heures de débats, ces jeunes élèves sortent satisfait et mieux informés sur le fléau d’immigration.
Pour Elhadj Djouma Bah, co-fondateur de cette école, ses apprenants ont bien compris le thème et probablement, à la sortie de cette conférence, ils vont s’éloigner de toutes les tentations de l’immigration clandestine :
“C’est un sentiment de satisfaction de joie, dans la mesure où les élèves se sont grandement mobilisés pour accueillir cet exposé et ils étaient très attentifs pendant le déroulé de la conférence et le conférencier avec son talent, il a su expliquer les causes, les méfaits, les conséquences de l’émigration clandestine qui endeuille aujourd’hui beaucoup de familles , notre pays. Donc, une fois encore, c’est avec un sentiment de satisfaction que nous accueillons une conférence avec un tel thème dans notre école où nous avons une couche juvénile extrêmement importante et comme vous le savez candidat à ce chemin qui est très périlleux. Vous avez la réaction des enfants, ils étaient très contents et ils ont posé des questions très pertinentes et je pense qu’ils ont compris le message et ils vont distinguer l’émigration régulière à l’émigration clandestine, et ils vont s’éloigner de l’émigration clandestine avec ses corollaires de malheurs”, a-t-il dit.
Partout où l’ONG ADG-Coopération est passée pour sa conférence, elle a été accompagnée par le jeune Boubacar Diallo qui a abandonné ses études universitaires pour prendre le chemin de l’exil où il a connu un calvaire indescriptible:
“Moi j’ai laissé mes études à l’université, j’ai vendu ma voiture pour aller en aventure. J’ai beaucoup souffert lors de la traversée du désert et une fois en Libye j’ai été emprisonné durant trois mois dans des conditions extrêmes. In nous privait de nourriture, on nous frappait violemment en prison et après j’ai vu des amis mourir, certains sont portés disparu jusqu’à présent, on a pas leurs nouvelles. C’est vraiment triste. Aujourd’hui, moi je me suis retourné et je vis et travaille ici. Donc, je demande aux jeunes de croire et se battre pour réussir ici, s’ils n’ont pas la chance de voyager légalement que d’aller se faire torturer ou mourir dans le désert ou dans la mer”, a-t-il lancé.






Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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