Décédée le samedi 20 novembre à Tunis des suites d’une complication médicale dûe à plusieurs tentatives d’avortement après être abusée par des médecins dans une clinique à Conakry, le corps de M’Mah Sylla sera rapatrié ce mardi 23 novembre à 20 heures.
Mais au sein du corps médical, des indignations se poursuivent pour dénoncer un comportement ignoble qui va à l’encontre du métier. Abdoulaye Kaba, coordinateur national de la Coalition nationale des Professionnels de Santé (CONAPROS), interrogé par notre rédaction souligne que la mort de cette jeune fille de 25 ans causée par des soi-disants médecins a été un choc dur au sein du milieu.
«Ça été un sentiment de désolation et un choc qui a traversé toute la profession. Je vous assure que depuis le début de l’affaire, au niveau de la Coalition nationale des Professionnels de Santé, on s‘était déjà constituée en partie civile. Et nous avons également accueillie la même allure la nouvelle de l’ordre national des Médecins qui aussi se constitue en partie civile pour attaquer ces personnes qui sont entrain aujourd’hui de ternir l’image de la profession dans notre pays(…) si on voit des personnes au 21ème siècle, des personnes se permettent de faire ces actes qui sont ignobles, je pense que cela n’honore même pas leur image mais également la profession médicale. Nous, nous ne pouvons que rassurer la population pour dire que c’est un acte qui est délibéré fait par des personnes qui, certainement n’ont aucun lien avec la profession. Parce que l’acte de viol est un acte est qui est pénal et observer chez les délinquants sexuels », dénonce Abdoulaye Kaba.
A rappeler que M’Mah Sylla a été droguée, puis violée par des médecins dans une clinique à Entag, avant de se faire avorter une procédure qui s’est soldée par plusieurs échecs.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com