Après le décès de M’Mah Sylla, la jeune fille de 25 ans qui a été droguée, violée puis enceinté par des ‘’Médecins’’ qui ont par la suite tenté de lui faire avorter, une procédure mal exécutée qui a abouti à sa mort ce samedi en Tunisie, après une 7eme intervention chirurgicale. Au lendemain de ce douloureux événement qui a mis tout le pays dans l’émoi, l’Ordre National des Médecins s’est dit choqué et indigné d’apprendre le décès de la jeune fille. Interrogé ce lundi 22 novembre 2021, Professeur Hassane Bah a interpellé l’État à travers le ministère de la Santé afin de réglementer l’exercice de la profession médicale qui est devenue, aujourd’hui une anarchie totale.
« Nous pensons quand même que l’État doit réglementer à travers le ministère de la santé pour mettre de l’ordre dans l’exercice de la profession médicale. On ne s’improvise pas chirurgien, on s’improvise pas gynécologue. C’est la première des choses. La deuxième, il faut mettre en place un numéro Scrosi. Nous formons presque 1000 médecins par an, si tu cumules ceux qui sortent de Gamal, Kofi Annan, la source. L’État est le seul employeur et l’État ne recrute pas. Ces médecins formés sont éjectés dans le marché du travail et ils disent qu’ils ne savent faire que la médecine, ils n’ont étudié que ça, qu’est ce qu’ils font? ils doivent vivrent, c’est eux qu’on retrouve dans les quartiers, dans les villages, dans les préfectures pour faire du n’importe quoi. Donc je crois que si nous voulons une solution pérenne, il faut en amont déjà qu’il ait un numéro scrosi (…) Qu’on arrête la formation anarchique des médecins qu’on essaye de réglementer ça et ceux qui sont déjà sur le marché d’emploi qu’on essaye de les recenser, les récupérer et les organiser c’est clair » .
L’Ordre des Médecins de Guinée s’est constitué en partie civile dans ce dossier afin de défendre l’honneur de la victime et redorer l’image de la médecine souillée par ces soi-disant médecins, a soutenu Professeur Hassane Bah.
Moussa Rama, pour Lervelateur224.com
