Dans mon analyse d’aujourd’hui, il sera question d’enseignement et d’apprentissage. Deux notions qu’il faille bien assimiler la différence malgré la complémentarité qui les lie.
L’enseignement n’est pas que seulement de la transmission d’informations : il doit pouvoir permettre directement ou indirectement, à travers de situations formelles et semi-formelles, aux apprenants d’effectuer des tâches pour s’emparer de contenus spécifiques de ce qui est transmis. Il doit être organisé, programmé, évalué afin qu’il puisse provoquer des apprentissages.
Quant à la l’apprentissage, c’est une activité cérébrale donc intellectuelle qui aboutit à l’acquisition de connaissances non innées. Cela nécessite donc une activité guidée. Il peut aussi désigner un savoir ou un savoir-faire acquis.
-Les apprentissages formels et semi-formels sont les apprentissages contraignants et organisés (ex : l’école).
-Les apprentissages informels résultent d’une action régulières mais ne sont pas contraignants (ex : famille).
Si la crise de l’apprentissage persiste encore dans notre pays en ce 21ème siècle, c’est en grande partie parce que notre système éducatif ne permet guère de savoir précisément qui apprend quoi parmi les apprenants et qui transmet quoi et comment parmi les enseignants, et cela à tous les niveaux.
Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain, disait en ses termes : « Il n’est jamais trop tard pour qu’un jeune puisse apprendre. Nos jeunes méritent qu’on leur enseigne les connaissances dont ils ont besoin pour réussir dans un monde du travail de plus en plus exigeant et changeant. Et comme les apprenants d’aujourd’hui seront les citoyens et les dirigeants de demain, une éducation de qualité et adaptée est essentielle pour concrétiser les aspirations. »
De ce fait, il est difficile d’agir de nos pour résoudre les problèmes d’apprentissage. En outre, étant donné l’incertitude quant aux types de savoir-faire que les emplois de demain exigeront, les établissements d’enseignement et les enseignants doivent préparer leurs apprenants à acquérir bien davantage que des compétences élémentaires : ces jeunes devront aussi être capables d’interpréter l’information, de se forger une opinion, d’être créatifs, de savoir communiquer, de travailler en équipe et d’être résilients.
Ainsi, pour atteindre les aspirations par rapport à l’enseignement et à l’apprentissage, nous devons aider les enseignants de tous niveaux à être plus efficaces pour faciliter les apprentissages, améliorer les méthodes pédagogiques ainsi que la gestion des établissements d’enseignement du système éducatif, tout en veillant à ce que les apprenants de tous âges, depuis les enfants de maternelle jusqu’aux adultes, acquièrent les aptitudes nécessaires pour réussir.
NB: Plus les apprentissages scolaires sont complexes, plus l’étayage est indispensable. De même, la motivation et l’affection (goût et dégoût) jouent un rôle important sur l’action d’apprentissage.
Votre analyste et planificateur stratégique, Namory KOURALA KEITA.
