Les chefs d’Etat Africain se sont de nouveau réunis dans la capitale ghanéenne pour analyser la situation guinéenne et celle malienne.
Pour le cas spécifique de la Guinée, les conclusions de cette session extraordinaire exigent des nouveaux dirigeants guinéens, l’organisation des élections présidentielle et législatives dans un délai de 6 mois. Chose que ne partage pas l’ancien ministre de la réconciliation nationale.
“Un délai de 6 mois préconisé par la CEDEAO, n’est pas du tout réaliste. Une transition si elle doit assumer sa responsabilité et permettre les bases de l’État de Droit en ce qui nous concerne ici dans notre pays, nous avons besoin de 2 ans pour que les choses se fassent correctement’’, déclare Bah Oury.
Il ne faut pas répéter les erreurs du passé, enchaine Bah Oury .
Le leader de l’UDRG estime que pour la restauration de l’ordre constitutionnel en Guinée, il faut un délai minimum de 2 ans, car pour lui, la Guinée a besoin de se reconstruire.
‘’ Il faut refaire la constitution, l’adopter par voie référendaire et en même tant reprendre le système électoral en recensement de l’ensemble de la population en âge de pouvoir voté, rétablir des cartes d’électeur ou des cartes d’identité numérisées et en même tant faire un fichier correct et fiable aussi bien des guinéens de l’intérieur que de l’extérieur. Je pense qu’avec ça, on pourra avoir un pays qui pourra être gouverné correctement. Pour cela, il faut un peu de temps, au minimum 18 mois, au maximum 24 mois. S’il y a des retards ou des aléas, allé jusqu’à 30 mois, s’il le faut. Parce que la Guinée a besoin de se reconstruire, il ne faudrait pas qu’on fonce tête baissée dans des dynamiques qui risquent de nous créer de sérieux problèmes”, indique-il.
La CEDEAO préconise qu’il y ait un civil comme Premier ministre et Mamady Doumbouya président de la transition. Sur la question, Bah Oury ne trouve aucun problème.
Ibrahima Camara pour lerevelatuer224.com
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