Le prélèvement de 5% du salaire indiciaire des fonctionnaires au titre des cotisations sociales au compte de l’INAMO (l’institut national d’assurance maladie obligatoire) et de la caisse nationale de prévoyance sociale continue à susciter des réactions au sein du monde syndical.
Invité chez nos confrères de Djoma media, dans l’émission «On air politique », le secrétaire général syndicat national de l’éducation (SNE), Pépé Balamou a indiqué que sa structure n’est pas contre le relèvement de 5%, mais s’oppose à la démarche par laquelle ce prélèvement est entrain d’être fait.
“Je ne pense pas que nous ayons dit que nous sommes contre le prélèvement. Vous savez, un syndicat sérieux est soucieux non seulement de l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses mandants à la base, mais aussi, il est soucieux de la préservation de la santé de ses militants. La santé face aux maladies professionnelles et aux accidents de travail. Donc, partout au monde, nous sommes conscients que cela existe. Donc, à aucun cas, nous pouvons être opposés à cette cotisation sociale, qui soit de nature à garantir la prise en charge et l’évacuation sanitaire de l’État. Mais, nous sommes contre et opposés à la forme, à la démarche. Nous constatons que les gens sont entrain de mettre la charrue avant les bœufs. Et, si on dit qu’on veut mettre la charrue avant les bœufs, pour pouvoir parler d’une assurance maladie obligatoire, il va falloir d’abord remplir les préalables et les préalables c’est quoi? Comme c’est un projet social, tout projet social, surtout dans le domaine de l’assurance maladie obligatoire exige une large campagne d’information, de communication et de sensibilisation des personnes concernées par ce service. Puisque, nous, nous disons que toute cotisation sociale, toute assurance maladie obligatoire qui s’est faite pour nous, sans nous, est contre nous’’ a t-il déclaré
Selon ce leader syndical, un travail préalable devait se faire en amont pour expliquer aux fonctionnaires le bien fondé de ce projet.
“Nous pensons qu’il faut d’abord nous expliquer, qu’est-ce-que l’INAMO? Quelles sont personnes qui doivent être prises en charge, c’est le travailleur, l’enseignant, c’est sa femme, ce sont ses enfants et à hauteur de combien de pourcent? Quelles sont les maladies qui sont concernées par cette assurance. Est-ce que, c’est le paludisme, l’Ebola, la fièvre typhoïde ou bien ça se limite seulement à l’évacuation sanitaire. Il faut qu’on nous explique et qu’on nous dise aussi, quelles sont les structures sanitaires adéquates qui existent dans les communes, les régions, les préfectures, les districts et les villages, qui peuvent permettre à un enseignant qui se trouve au dernier village de Yomou, qui tombe malade, avant de rallier Conakry, comment les premiers soins vont lui être donnés. Où sont les pharmacies qui vont prendre en charge les premières ordonnances avant de parler défalquer l’argent de gens’’, a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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