Dans une interview qu’il accordée à nos confrères de jeuneafrique, le Ministre d’Etat, ministre Porte-parole du gouvernement s’est exprimé sur la mort du Gl Mamadouba Toto Camara, ex numéro du Conseil national pour la Démocratie et le Développement.
Selon l’actuel Conseiller Spécial du président Guinéen, Pr. Alpha Condé, la mort de l’officier supérieur de l’armée nationale a été ressentie avec douleur et tristesse par l’exécutif.
« Sa mort a été accueillie avec beaucoup d’émotion et de tristesse par le président de la République et par le gouvernement, ajoute Tibou Kamara. La Guinée salue la mémoire d’un officier, d’un soldat qui l’a servie durant toute sa vie. », indique Tibou Kamara à jeuneafrique.
Soupçonné au début des années 2000 d’une tentative de renversement de l’ordre conditionnel d’alors, le Gl Toto était moins connu dans le grand public malgré les nombreux complots de coups d’État qui pésaient à son encontre.
En 2004, en sa qualité de chef d’état-major général adjoint de l’armée de terre, il est emprisonné avec des cadres de l’Union des forces républicaines (UFR), de l’ancien Premier guinéen, Sidya Touré.
« Il s’en est toujours défendu mais ce soupçon l’a poursuivi, se souvient Tibou Kamara, aujourd’hui ministre et porte-parole du gouvernement. C’était un officier connu et influent au sein de l’armée, qui a toujours été soupçonné de vouloir s’emparer du pouvoir d’État. », écrit le journal.
A la mort du Gl, Président Lansana Conté en décembre 2008, une jeune équipe d’offiers et sous-offiers s’empare du pouvoir et suspend les institutions et la constitution du 11 novembre 2001.
Fort de sa notoriété et de son influence au sein de la troupe, Mamadouba Toto Camara est nommé premier vice-président et obtient le portefeuille de la Sécurité.
Cette fonction, explique Tibou Kamara, « lui a été confiée par respect pour son grade [il était à l’époque général de brigade], mais c’était un lot de consolation. Et cela a été la même chose lorsque Dadis a dû quitter le pouvoir. On peut donc parler d’un destin présidentiel plusieurs fois manqué. »
Extrait de jeuneafrique.