Les îles de Loos aux larges de Conakry ont été récemment érigées en sixième commune de la capitale. Mais cette jeune commune dont l’île de Kassa est le chef-lieu manque d’infrastructures sociales de base.
Les autorités locales sont déjà debout pour frapper à toutes les portes afin de mobiliser des fonds pour la réalisation des infrastructures de base de développement.
« On a des services quand même qui fonctionnent même si ce n’est pas du haut niveau. Mais il y en a quand-même. Par endroit, le personnel fait défaut. Donc il y a tous ces problèmes et on doit se battre. Aller vers les Ministères pour nous aider à régler ce problème. Pas seulement au niveau de la santé, il y a aussi le problème d’infrastructure éducative. L’unique école Primaire de l’Ile de Kassa a été construite en 1938 en six(6) classes par rapport à quel nombre de population à l’époque ? Et aujourd’hui, avec le mouvement migratoire vers les îles, c’est pourquoi nous nous battons pour augmenter le nombre d’écoles, mais aussi les doter de personnels qualifiés. Nous nous attelons à ça, c’est pourquoi nous avons mis au premier plan l’éducation, la santé et la sécurité » a souligné Abou Samaké, maire de ladite commune.
« Pour la sécurité, vous devez retenir que les îles de Loos constituent la porte d’entrée de la terre ferme, et tout le monde sait que notre frontière avec les pays côtiers tels que le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée Bissau et nous avons intérêt à renforcer la sécurité dans cette ile, sans oublier la principale Île de Kassa. On a un commissariat, une gendarmerie mais les hommes manquent. Tous ces services sont regroupés dans un même local. C’est-à-dire, un seul bâtiment, ça ne peut pas souffrir », a déploré le président de la délégation de Kassa.
Abou Samaké demande donc au gouvernement de se pencher sur le cas des îles, afin de doter cette population d’infrastructures dignes de nom.
Moussa Rama, pour levelateeur224.com