Dr Dansa Kourouma, le Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a été nommé hier lundi 10 Août 2021 comme membre du Conseil d’Administration de l’Agence Routière de Guinée(AGEROUTE). Pour plusieurs observateurs de la scène politique guinéenne, cette nomination de cet acteur de la société civile guinéenne n’est nullement une surprise puisqu’il travaillait déjà avec le pouvoir en place en coulisse.
Une accusation qu’à balayer d’un revers de la main le patron du CNOSCG au lendemain de sa nomination dans un entretien accordé à votre média en ligne Lerevlateur224.com.
Pour lui, faire la différence entre un décret de confirmation et un décret de nomination.
Lerevelateur224.com: Vous venez d’être nommé par le Président de la République comme membre du conseil d’administration de l’Agence routière de Guinée, quel sentiment avez- vous à ce jour après avoir appris cette nouvelle ?
Dr Dansa Kourouma : C’est une nomination qui a été attendue parce que c’est une désignation qui a été confirmée par décret. Donc, nous avons été saisies par la Ministre des Travaux Publics pour qu’on désigne une personne hautement qualifiée au sein du Conseil d’Administration et je représente le CNOSCG dans cette entité.
C’est un poste qui est réservé à la société civile et à ce titre, je compte le mettre à contribution pour que notre vision soit entendue et que les préoccupations des populations soient défendues en rapport avec cette problématique qui est la route. Parce que c’est le problème le plus important de la Guinée. Je me réjouis d’appartenir à un conseil dont l’avis sera demandé sur toutes les questions d’investissement en matière d’entretien routier.
Lerevelateur224.com: Le défi, il est immense vu l’état de dégradation très poussé de nos infrastructures routières. Quelle sera votre part de contribution au sein de cette administration afin de doter les citoyens de routes dignes de nom?
Dr Dansa Kourouma : D’abord, il faut qu’on soit raisonnable, un conseil d’administration n’est pas un organe d’exécution, ce n’est pas un organe de gestion. C’est un organe de conseil et d’orientation, donc, pensez qu’on peut régler les problèmes de la route en étant à un conseil d’administration ? je pense que c’est trop estimer. Mais on peut travailler de telle sorte que quelque chose change dans l’affaire des routes et on veillera en tout cas si les autres membres du conseil réfléchissent et raisonnent comme moi, on veillera à ce que la Direction Générale qui sera mise en place puisse être à la hauteur en gérant l’affaire avec efficacité, avec efficience et transparence pour que les questions de routes en Guinée puissent connaître un heureux dénouement. Parce que le plus grand calvaire de la Guinée, c’est le problème d’infrastructure routière. Et moi, je suis très content, je suis résolu de représenter la société civile dans cette entité et je ne ménagerai aucun effort pour que notre vision soit prise en compte mais et que les préoccupations légitimes de la population soient interprétées dans un langage franc, sincère et patriotique.
Lerevelateur224.com: C’est une nomination faite par le Président de la République qui fait assez de bruits dans la cité. Pour certains, c’est juste une récompense qu’il vous a faite pour avoir toujours travaillé avec lui dans l’ombre. Que répondez-vous ?
Dr Dansa Kourouma : c’est d’autres qui pensent, il est important quand on est un personnage public que chacun pense de sa manière. Mais moi je suis d’abord un homme qui a une carapace solide, je connais la mentalité des guinéens. En nature, c’est le troisième décret dont j’ai bénéficié. Le premier décret, c’était membre du CNT, le deuxième décret, c’était la vice-présidence de la commission de réforme de l’éducation et le troisième décret c’est membre du conseil d’administration de l’AGEROUTE. Contrairement à ceux qui pensent, ce n’est pas le premier décret de Dr Dansa, mais tous les décrets dont je bénéficie sont des décrets qui me sont donnés en raison de mes qualités et de mon appartenance à la société civile. Ce ne sont pas du tout un cadeau, ni un pouvoir discrétionnaire, mais un décret de confirmation d’une désignation de la société civile. J’aimerai bien que ceux qui s’agitent sur les réseaux sociaux comprennent qu’un décret de confirmation est différent d’un décret de nomination. C’est important que ce passage soit compris, je ne perds pas de temps pour répondre à ceux-ci, parce qu’il y ait ce décret ou pas, leur expression et leur pensée ne changera pas. Ce qui est important, ce n’est pas un décret incompatible avec mes fonctions. C’est un décret au contraire qui va me permettre de renforcer mon droit de regard pour la gestion publique. Ce qui est tout a fait une prérogative de la société civile et le reste des commentaires, je les laisse couler. Ce qui est encore important pour moi, je sens qu’il y a de l’espoir, il ya dix personnes qui sont nommées, je suis la neuvième personne et ça fait tellement de commentaire sur ma personne et je me fais la conviction que je suis une personne qui compte en Guinée. Et je me comporterais de telle sorte que cet espoir ne soit pas déçu dans tout le travail que je ferai en tant qu’acteur de la société civile.
Merci
Entretien réalisé par Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
