Les chauffeurs de taxi sont entrés en débrayage ce lundi 9 Août 2021. Cet acte est la conséquence de la hausse du prix des produits pétroliers intervenue le 3 août dernier qui est passé de 9000 à 11000 francs guinéen.
Et ce matin très tôt, les usagers de la capitale guinéenne et ceux de la périphérie ont constaté un manque criard de transport en commun. Ce qui a rendu difficile les déplacements. Face à cette situation Ousmane Horoya Sylla, le secrétaire général du Syndicat des Transports qui a été joint par Lerevelateur224.com pense que les chauffeurs doivent être sensibilisés pour qu’ils acceptent l’accord trouvé avec le gouvernement.
« Dans la ville de Conakry, il y a d’autres chauffeurs qui circulent et d’autres non, mais les sensibilisations sont en train de se poursuivre et beaucoup d’entre eux (Chauffeurs ndlr) ont commencé à circuler » a-t-il réagi au bout du fil.
A la question de savoir s’ils n’ont pas été désavoués dans leur prise de décision avec le gouvernement par les conducteurs, il dit :
« Non, ce n’est pas un désavouement. Vous savez, le problème est difficile, il va se régler avec l’intelligence et la sensibilisation. Parce que ceux qui revendiquent, les prix qui étaient là, s’ils ne sont pas informés, ils ne peuvent pas savoir qu’ils étaient en dépassement sur le tarif des transports. Maintenant que le prix du carburant a été rehaussé et si cela se milite avec eux qu’ils prenaient avec les gens ils ne pourront pas comprendre. Ce qui veut dire, s’ils ne sont pas sortis aujourd’hui, ce n’est pas un désavouement mais une incompréhension. Et si on continue de les expliquer, ils vont comprendre. Je dis alors aux chauffeurs d’accepter de sortir et travailler parce que nous, nous sommes leur avocat, nous sommes leur interlocuteur direct auprès de toutes les autorités qui travaillent avec nous. Ce qui fait que s’il y a un problème à leur niveau, c’est nous leurs avocats. Si avec les critiques et autocritiques qui ont été faites avec les tarifs de transports pour la ville de Conakry, on ne peut pas jouer avec leurs intérêts. On doit les défendre d’abord et veiller sur la population », s’est-il défendu
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
