L’augmentation du prix du carburant commence à avoir des conséquences sur le terrain.
Ce lundi, les chauffeurs de taxi ont boudé la circulation à cause de l’interdiction qui leur est faite d’augmenter le prix du transport malgré l’augmentation du prix du litre à la pompe.
Sur l’autoroute Fidel Castro, tout comme l’axe sur le prince, aucun taxi n’est visible dans la circulation.
Rencontré au rond-point de Matoto, ce conducteur de taxi qui a préféré garder l’anonymat, explique la situation :
‘’ Nous avons décidé de nous faire entendre. L’État ne peut pas augmenter 2.000gnf sur le prix du carburant et empêcher nous les chauffeurs d’augmenter le transport, c’est impossible, nous avons aussi des familles à nourrir et ce n’est pas avec des feuilles de l’arbre que nous allons les nourrir.’’
Ce débrayage n’est pas dû seulement à l’augmentation du prix du litre à la pompe, il est aussi le résultat de l’entêtement des usagers à payer 1500 GNF.
‘’ À chaque fois qu’un usager te donne 2000gnf, il exige à ce que tu lui remettes sa monnaie. Ils disent que c’est une décision de l’État, et nous les comprenons, c’est pourquoi nous aussi, nous avons décidé de nous faire entendre aujourd’hui, en boudant la circulation.’’
Les premières victimes de ce débrayage sont des citoyens qui ont passé des heures dans les carrefours sans moyens de se faire ambarquer et d’autres ont rebroussé chemin faute de véhicules.
‘’ Depuis 6 heures du matin, je suis sorti de chez moi pour m’y rendre à mon lieu de travail. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu de véhicule, seuls quelques véhicules personnels soulagent certains usagers et nous les pauvres, nous souffrons. C’est pourquoi je demande au gouvernement de revoir un peu les choses, de se comprendre avec les transporteurs’’, a expliqué Noumory Camara.
Ibrahima Camara
622750332
