Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée récemment, Dr Sakoba Keita le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a étalé les quelques difficultés qu’il rencontre avec certains journalistes dans la communication sur certains sujets concernant les multiples cas de maladies qui frappent le pays, notamment le COVID-19, fièvre Lassa, Rougeole et Ebola.
Cet épidémiologiste à la tête de la l’agence dirigeante de toutes les épidémies en Guinée, dit être parfois submergé par de nombreux appels téléphoniques venant de toutes parts et dès fois, qu’il ne peut gérer malheureusement au risque de développer une hypertension. Il a illustré son cas en prenant l’exemple sur un médecin italien qui était aussi dans la même situation que lui.
« Moi je reçois à peu près 250 coups de téléphone par jour, ça joue même sur mon tympan actuellement. J’ai six (6) numéros, tout le monde veut parler à Sakoba. Ça c’est une première difficulté, j’ai deux personnes qui prennent mon téléphone. Donc, je suis même devenu un médecin italien, le médecin le plus rapide dans la consultation durant tout le temps de la médecine. Il s’appelle Dr Penfield, il avait sept infirmières qui consultent les malades 7 par 7, et il avait 5 téléphonistes qui avaient ses téléphones. On l’appelle, il dit de prendre tel médicament, tu leur donnes. Vous saviez comment il a terminé ? Lui aussi a terminé à l’hôpital. A force de cette pression il a développé l’hypertension et un jour, il est resté en train de téléphoner aux consultés, il s’est paralysé », raconte-il et de poursuivre en ces termes :
« Donc le stresse-là! Parfois, je suis obligé de me retirer et laisser les personnels. J’ai dit a beaucoup de journalistes, quand vous avez besoin de nous, vous écrivez à notre chef de département de communication qui est l’un de vous, il est journaliste (…) la deuxième difficulté, parfois il y a des questions qui n’amènent pas vers la mobilisation. Vous savez, le pire d’une sensibilisation, c’est que la presse et les épidémiologistes ne ménagent pas, la presse aime le sensationnel et l’épidémiologiste veut baisser les tensions de la population. Tant que vous (journalistes, ndlr) effrayez la population, tant que certains même relaient certaines réticences à la vaccination ou bien réticences aux directives. Qu’est-ce que cela amène ? C’est la désobéissance civile » a fait remarquer le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com