Les cadres du département des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger étaient ce lundi 19 Juillet 2021 à l’école de la communication diplomatique à l’ère des réseaux sociaux. Une conférence sous forme de formation a été organisée à cet effet afin d’outiller les diplomates aux instruments de communication dans le cadre de l’exécution de leur missions.
Ladite rencontre qui s’est tenue dans la salle de réunion dudit département a été présidée par le Ministre Ibrahima Kalil Kaba assisté de son homologue de la Communication Amara Somparé.
Dans son discours, le Ministre des Affaires étrangères a tenu à rappeler que la communication diplomatique à l’ère des réseaux sociaux est un facteur d’influence de l’opinion publique. Poursuivant, Ibrahima Kalil Kaba soutient qu’il est inconcevable de nos jours pour un Etat de ne pas utiliser les canaux de communication des réseaux sociaux pour promouvoir son identité et ses intérêts sur la scène internationale. L’idée de cette formation se situe dans ce cadre, basé sur trois grands axes:
« Nous avons une diplomatie qui a une histoire, qui a un parcours. Qui a eu des hauts qu’il ne faut pas négliger (…) ces jeunes diplomates ont besoin de ce genre de contact ; ils ont besoin de formation, ils ont besoin aussi de se mettre à jour. Comme il (Pierre Thenard, formateur, ndlr) en matière de challenge en tant que diplomate français aujourd’hui, c’est les trois(3) grands axes qu’on parle. C’est les questions de la compétence linguistique, des questions liées au développement numérique mais aussi sur la question de la formation du diplomate dans son cœur de métier » a-t-il dit.
Durant près de trois heures, Pierre Thenard, secrétaire général exécutif collège des hautes études de l’Institut diplomatique au Ministère de l’Europe et des Affaires etrangères de France, également formateur a évoqué la nécessité de cette formation:
«Le numérique, ça reste un instrument. Ce qui est important, c’est le contenu, la pensée. Les jeunes diplomates, je crois que le plus important qu’il faut leur dire, c’est qu’ils soient bien formés. Mais l’important, être diplomate n’est pas un privilège et c’est souvent perçu comme ça par la société ambiante. C’est un métier au service de son pays qui demande beaucoup d’abnégation, de concentration et de formation » a souligné ce diplomate français.

Participant à cette formation, Fodé Keita, communiquant, community manager a trouvé instructif les enseignements transmis par le formateur.
« Nous communiquants, on a appris aujourd’hui à travers la communication diplomatique ce qu’il faut vraiment representer. Parce que les diplomates, ils ont un message à passer, ils représentent un négociateur et ils sont là pour vendre l’image du pays. Donc, au-delà, choisir le texte ou la communication qu’il faut faire, c’est très important » a fait remarquer ce jeune diplomate
A noter que ladite conférence a été rehaussée également par la présence de plusieurs ambassadeurs accrédités en Guinée.
Moussa Rama