Faire le sermon en 15 minutes, maximum le jour de la Tabaski en cette période de pandémie est entre autres décisions prises hier mercredi par le Secrétariat chargé des Affaires Religieuses dans un communiqué. Si pour certains le temps est minime par rapport aux conseils qui seront prodigués par les imams, pour Elhadj Mansour Fadiga, le temps importe peu dans ce cas de figure.
Le doyen des imams de Guinée dit apprécié à sa juste valeur cette décision du SGAR.
Plus loin, il dit être reconnaissant au Secrétariat Général aux Affaires Religieuses et au gouvernement du fait d’avoir autorisé les fidèles musulmans à accomplir ce devoir religieux dans les lieux de cultes ce jour de fête en dépit du nouveau variant delta détecté récemment dans le pays.
« Comme vous le savez mieux que moi, les différentes variantes de cette pandémie existent maintenant en Guinée. Et chez nos voisins, je veux parler de la Sierra Leone, il ya de cela, deux(2) vendredis que les musulmans ne prient plus dans les mosquées. Si nous, nos autorités arrivent d’abord à nous autoriser de prier dans nos mosquées, vraiment nous sommes très reconnaissants de cette position combien positive », apprécie l’imam ratib de la grande mosquée Billal de Nongo.
Pour lui, le temps imparti pour un sermon n’est pas important.
« Même si on nous autorise de faire cinq (5) minutes seulement de sermon, c’est seulement pour accomplir une tradition du Prophète. Le prophète n’a pas dit qu’il faut forcément faire à dix (10) minutes ou trente (30) minutes, il a dit seulement de sensibiliser en quelques mots qui sont convenables selon le temps », explique El hadj Mansour Fadiga.
Parlant des critiques sur cette décision des autorités sanitaires et gouvernementales, el hadj Mansour Fadiga, par ailleurs président de l’Union des Oulémas pour la Science et la Culture conseil précise:
« Si on connaît très bien la religion, on ne se mettra pas à critiquer les autorités pour cette décision. Je les invite aussi à respecter les instructions données par les autorités sanitaires, surtout à accepter de se faire vacciner. Il ne faut pas se leurrer, la maladie existe, la pandémie frappe à nos portes. C’est une grande faveur de notre seigneur que la Guinée, jusqu’à présent n’a pas atteint le seuil de 200 victimes dû au Covid-19 », fait remarquer l’imam.
El hadj Mansour Fadiga invite les musulmans à faire beaucoup de sacrifices le jour de la célébration de laid el Kébîr, surtout ceux qui ont les moyens.
Moussa Rama