Rupture présumée de vaccins dans le pays, le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a fait un démenti sur la question ce mardi au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à son siège, accompagné par des partenaires de la riposte à la pandémie.
A travers plusieurs explications, Dr Sakoba Keita a fait cas des premières et deuxièmes doses distribuées à la population.
« On n’est pas en rupture. Mais Conakry évolue plus rapidement que certaines préfectures. On a eu à distribuer des vaccins autour de Conakry, les agents n’arrivent pas à écouler toutes les doses. Donc, les services de la logistique ont fait le nivellement des lieux en faisant un redéploiement des doses distribuées. Et donc, au moment où je vous parle, il n’y a pas de rupture ici. Il nous reste encore plus de 140 mille doses qu’on a pas encore écoulé. L’autre aspect de la rupture que vous risquez de constater, on ne pourra pas consommer la deuxième dose des gens dans la première dose des nouveaux candidats pour la vaccination. Donc, ce qui est sûr, d’ici le 20 juillet, si on a pas une nouvelle dotation, on pourra parler de rupture. Nous aussi de notre côté, on est en train de travailler avec les partenaires pour éviter que cette rupture-là ne soit consommée. Mais face à la disponibilité mondiale des vaccins, je ne connais aucun pays qui n’est pas menacé par la rupture surtout les pays qui ne produisent pas et ceux qui produisent, ils disent d’abord moi avant vous’’, a-t-il expliqué.
Depuis le 03 mars dernier, la vaccination gratuite de la population a été lancée, et l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire cherche à couvrir plus de 60% des guinéens avec Conakry en tête de liste qui a 80% des cas de COVID-19, a soutenu Dr Sakoba Keita.
Moussa Rama