Chez nos confrères de FIM FM, le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne s’est exprimé sur la sortie du président de l’assemblée nationale.
Une sortie au cours de laquelle, Amadou Damaro a interpellé le président de la république sur les actions de grâce en faveur des détenus politiques.
Interrogé sur la question, Dansa Kourouma a fait cas de la démarche menée par la société civile.
‘’ C’est le troisième courrier qu’on a adressé au président de l’assemblée nationale. Courrier qui l’interpellait directement sur la nécessité impérieuse de s’impliquer pour que des détenus politiques, ou si le mot détenu politique ne les plaît pas, des responsables politiques qui sont en détention, pour que ceux-ci puissent bénéficier une procédure judiciaire diligente, transparente et équitable. Ensuite, ceux qui seront condamnés, pour qu’ils puissent bénéficier de la grâce présidentielle. Donc cette démarche a duré plusieurs mois, et avant la sortie du président de l’assemblée, j’ai eu l’occasion et d’ailleurs, je remercie l’assemblée nationale d’avoir instauré le débat d’orientation budgétaire, ça n’avait rien à avoir avec le budget, mais j’ai fait un plaidoyer pour les détenus politiques, mais aussi toutes les victimes des différents évènements que nous avons connus dans notre pays. Que l’État sort de la culpabilisation des partis politiques, qu’ils les considèrent comme les victimes de la république. Donc je pense, que ça soit tardive ou pas, le président de l’assemblée s’est acquitté d’une obligation, celle d’interpeller le président de la république à élargir son assiette de grâce. Et, à la justice, il s’est adressé aussi à ce qu’il ait des diligences de la procédure judiciaire. Donc je peux dire par-là que notre plaidoyer est en train d’aboutir’’, a savoir Dansa Kourouma .
Ibrahima Camara
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