Le président Alpha Condé a instruit, lors du dernier conseil des Ministres, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile d’engager dans les meilleurs délais une réforme profonde des forces de police.
Ces instructions du locataire du Palais Sékhoutouréyah continuent d’être commentées par des acteurs sociopolitiques du pays.
Ce samedi 03 juillet, Louda Baldé, Président du Parti de l’Unité et du Renouveau (PUR) a donné son avis sur la question.
Le Président du Parti de l’Unité et du Renouveau (PUR) salue les instructions du Président Condé. Certes que les réformes sont bonnes, mais Louda Baldé estime qu’elles doivent être accompagnées par certains avantages.
« Le problème n’est pas au niveau des réformes, on a beaucoup de réformes sur la table qui ne sont pas appliquées. C’est tout simplement, il n’y a pas d’avantage et le salaire ne suit pas. Ils ont beau à parler de réformes, mais si le policier en tant que tel, sort, consciencieusement, il n’est pas prêt, moralement, il n’est pas prêt, ces réformes ne seront que mises de côté », indique le politicien.
L’étude des avantages dans cette réforme de la police doit être prioritaire pour leurs réussites. Ajouter à cet aspect, il y a la formation des agents a-t-il souligné.
« Ils ont beau parlé de réformes, mais s’ils ne savent pas prêter serment, il s’agit de quoi ? Ils ne sont pas bien formés et puis les avantages ne suivent pas après le recrutement. Je vais vous donner un petit exemple, c’est vrai que ce n’est pas lié, j’ai été trois (3) ans dans l’armée canadienne, chez eux, avant d’être recruté, il faut que le casier judiciaire soit vierge et chez nous ici, c’est le contraire. C’est quand tu as des problèmes avec la famille, la société, qu’on dit maintenant, amenez-le dans l’armée ou dans la police pour qu’on puisse l’arranger. Et c’est là, où, il y a les failles » révèle-t-il.
Pour une solution, Louda Baldé propose :
« Un comité peut être mis en place pour voir qu’est-ce qu’il faut faire exactement pour que ces réformes-là soient appliquées(…) qu’on essaye de mettre un comité d’exécution, pas par des relations. Donc, que les policiers, gendarmes ou militaires qu’on a soient des personnes de qualités », suggère M. Bah.
Plus loin, le Président du PUR dans ses propositions pense que l’octroi aux agents de Police tout comme la douane du statut de fonctionnaire pourra les encourager dans le cadre du respect de leur serment.
Moussa Rama