Après le premier chronogramme élaboré par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour la tenue des examens au mois d’août prochain, le président de la République le Professeur Alpha Condé, lors du dernier conseil des ministres a instruit, le ministre de l’éducation nationale à proposer de nouvelles dates pour l’organisation des différents examens, dans le mois de juillet au lieu d’août.
Cette décision a fait réagir certains enseignants du privé. C’est le cas de Monsieur Sylla Mohamed Lamine, enseignant dans une école privée de la capitale.
Selon lui, cette décision n’arrange ni les candidats nilles enseignants. Il s’est exprimé ce dimanche 27 juin 2021 dans une interview qu’il a accordée à votre quotidien d’information lerevelateur224.com.
« Ce que je reproche, les examens se feront dans la précipitation. Analyser bien c’est vers la fin du mois de juin que le président a ordonné le ministre en charge de l’éducation de proposer une date pour pouvoir organiser les examens en juillet, c’est compliqué. Vous n’êtes pas sans savoir que le calendrier qui a été proposer c’était le mois d’août, l’organisation des examens cette année. Si vous regardez bien, l’année scolaire compte neuf mois et si on ramène ça en juillet, ça veut dire que on a pas atteint les 9 mois , nous n’avons fait que 8 mois. Et encore ça va être compliqué pour les établissements privés, parce que le recouvrement va être un problème sérieux. Comment ils vont payer leurs enseignants, et si les parents d’élèves ne payent pas le dernier mois ? Cela va créer des confusions et des difficultés au sein des écoles privées . Non seulement ça va créer des problèmes entre les parents d’élèves et la direction aussi entre la fondation et les enseignants.
Et sur le plan des préparatifs aussi moralement, les candidats et les enseignants étaient préparés pour le mois d’août. La plupart des écoles comptent commencer des cours de révisions à partir du mois juillet là pour permettre de rehausser davantage le niveau des élèves, et faire juste un mois de préparation avant le jour. Mais si on ramène les examens au mois de juillet vraiment dans la précipitation comme ça, on peut pas attendre un résultat. Il faut retenir aussi, si c’est à cause de la pandémie comme le mois d’août il pleut beaucoup, cela n’est qu’un argument qui ne tient pas. C’est une décision qui n’arrange ni les candidats ni les enseignants du privé. Nous voulons que le chronogramme qui a été établi par le MENA soit maintenu. La conséquence de tout ça va être un bachotage’’, a t-il souligné
Aboubacar Moussa Camara
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