L’Agence nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) a levé ce samedi l’interdiction de l’organisation des cérémonies en Guinée, en cette période de crise sanitaire causée par la pandémie du coronavirus. A travers cette décision, elle a égrainé quelques dispositions que les organisateurs devront prendre pour éviter la propagation de la pandémie. Désormais les regroupements y compris les événements culturels sont autorisés mais de façon conditionnée. Dans un communiqué publié à cet effet, l’ANSS a invité les opérateurs culturels, ainsi que les organisateurs de cérémonies (ateliers et réunions) à limiter le nombre de participants ou spectateurs à 100, au maximum.
Rencontré ce samedi 5 juin par notre reporter, Dr Sory Condé, le chargé d’étude et surveillance de l’Agence nationale de sécurité Sanitaire a donné les motivations de cette mesure d’assouplissement.
« A la semaine dix(10) de cette année, on a observé le plus grand nombre de cas confirmés hebdomadaire qui dépassait d’ailleurs plus de milles (1000) personnes. Plus de 1000 confirmés en cette semaine, dix de l’année et c’est au cours de la même semaine qu’on a commencé la vaccination. Et de cette date du 5 mars jusqu’ à maintenant, nous voyons que de semaine en semaine le nombre de cas confirmé enregistré baisse. Ça veut dire que la transmission communautaire diminue d’intensité. Nous savons que les mesures contraignantes plus elles durent dans le temps, moins les gens les respectent parce qu’ elles provoquent d’ailleurs la lassitude. Avec cette baisse de cas confirmés surtout de l’indice de positivité, on a trouvé utile de suggérer aux autorités compétentes de procéder à l’allègement mais ajouter autre conditionnalité qui est la vaccination. C’est en fait une mesure à double face, on allège la mesure, mais de l’autre côté on met l’accent sur la vaccination’’ a annoncé Dr Sory Condé en charge d’étude et surveillance.
Pour l’heure, l’allègement sera systématique, indique ce responsable.
‘’On a allégé les mesures, mais il faut toujours limiter le nombre de personnes pendant les regroupements. Parce que même s’il y a baisse de nombre de cas confirmés mais que la transmission communautaire, elle est présente et la couverture vaccinale n’est pas aussi suffisante pour penser à une humilité collective’’, a-t-il fait savoir.
Moussa Rama