Longtemps membre de l’UFR, Hadja Aïssata Daffé ne regarde plus dans la même direction que les cadres du parti depuis qu’elle a bénéficié de la confiance du chef de l’État.
Au début de son rapprochement avec le pouvoir, elle a été nommée directrice adjointe de l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) et maintenant Ministre de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance. Ses liens actuels avec l’UFR semblent être au point mort.
‘’ Depuis ma nomination à l’ANIES, j’ai coupé le pont avec l’UFR. Depuis ma nomination vous avez suivi les propos qui ont été tenus à mon égard. C’est pourquoi je n’ai parlé de l’UFR dans toutes mes sorties depuis ma nomination à l’ANIES jusqu’à ma nomination aujourd’hui dans le gouvernement. J’ai subi des attaques. Je l’ai même dit à un moment quand on me pique je risque de retourner l’ascenseur. Pour le moment, je vous dis que je sers mon pays, c’est la guinée qui m’a envoyée faire mes études en Allemagne sans un franc de mes parents. Depuis ma rentrée, j’ai servi le privé et 20 ans en politique. Je ne suis pas la seule, avant mon décret y’a eu d’autres décrets mais pourquoi moi’’, explique Aïssata Daffé dans l’émission ‘’Mirador’.
A la question de nos confrères à savoir si l’ex-présidente des femmes de l’UFR est toujours du parti que dirige Sidya Touré, elle répond :
‘’ Moi je travaille pour le pays. Ça dépend de ce que les gens pensent. J’ai eu la confiance du chef de l’État qui m’a dit de venir travailler avec lui pour mon pays et c’est ce que je suis en train de faire et je suis fière de le faire.’’
A quand remonte le dernier échange entre elle et Sidya Touré ?
Elle répond très clairement :
‘’ Je ne peux plus me rappeler de ça.’’
Ibrahima Camara
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