Dans une sortie médiatique le Ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly a brandi comme argument sur la hausse du prix du litre du carburant à la pompe, le fait que la Guinée vend moins le carburant alors que dans les pays voisins, le prix des produits pétrolier est plus cher comparativement à la Guinée qui devient de facto une source d’approvisionnement.
Interrogé ce lundi 31 mai sur cet argument, le Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) trouve très léger cet argument.
«Les arguments du gouvernement restent légers comme d’habitude d’ailleurs. Il n’arrive pas à convaincre sa population, ses partenaires sociaux sur le bien fondé d’une augmentation du prix du carburant. Pour moi, c’est la chose la plus regrettable. Ce n’est pas à nous de la société civile de convaincre la population sur les prétentions du gouvernement, ça c’est à eux. Car ils détiennent le ministère de l’économie et des finances, le Budget, le commerce. C’est bien à eux de faire toutes les études et de donner à la population les arguments pour dire effectivement qu’il y a une raison fondée pour augmenter les prix du carburant et surtout prendre l’engagement que quand les conditions qui ont prévalu à l’augmentation du prix vont régresser, ils reviendront au prix normal ou encore au plus bas » explique Dansa Kourouma.
Pour cet acteur de la société civile, la rupture du dialogue social tripartite (Gouvernement, Patronat et Syndicat qui serait la base de toutes les crises dans le pays.
Moussa Rama