Au lendemain du rejet de la proposition d’une candidature unique pour le poste de président de la Fédération Guinéenne de Football ; le porte-parole des membres statutaires est sorti de son silence ce lundi 10 mai.
Mamadou Dramé révèle que sur les 65 membres statutaires, 47 se sont retrouvés hier dimanche au Centre technique de Nongo pour décliner la position faite au Palais Sékhoutouréya en l’absence de certains candidats.
L’accord trouvé plaçait le richissime homme d’affaires Kerfalla Camara KPC comme candidat unique et celle d’Aboubacar Touré pour le poste de vice-président.
Dans cet entretien accordé à notre rédaction, ce membre statutaire est revenu sur les véritables raisons de leur rejet.
Lerevelateur224.com : Qu’est-ce qui a motivé votre décision de rejet de la candidature unique à la présidence de la FEGUIFOOT?
Mamadou Dramé : Les membres statutaires dans leur ensemble qui étaient présents dans la salle ont décidé à ce qu’on aille aux élections le 18 mai comme cela était prévu. Ce n’est pas un refus, mais plutôt le respect des statuts de la Fédération Guinéenne de Football.
Lerevelateur224.com : Selon vous, ce statut signifie, Allons au vote ?
Mamadou Dramé: Oui ! Allons au vote sur la base des principes indiqués par le code électoral et les statuts de la fédération guinéenne tout simplement. Il ne faut pas qu’on fasse exception pour qu’on soit rattrapé par une sanction qui pourrait tomber. A partir du moment où la commission a déclaré publiquement la liste des candidats retenus par poste et par personne, il serait difficile de revenir. En amont, si on avait prévu tout ça, il y aurait pu y avoir des conciliabules entre les différentes personnes. Mais à l’état actuel des choses à une semaine des élections ou tous les documents sont déjà prêts, l’opinion nationale et internationale est informée, il sera difficile de revenir sur un consensus.
Lerevelateur224.com : Tout cela pouvait être possible car le Président Alpha Condé s’est fortement impliqué…
Mamadou Dramé : Oui ! Le Président Alpha Condé quand il sent que dans un domaine qu’il y’a des ennuis qui peuvent déranger la quiétude sociale, il est en droit de s’intéresser au domaine en question. Nous le remercions d’ailleurs pour son implication et dans le cadre de la consultation qu’il a menée depuis bientôt deux(2) mois. Qu’il sache que nous sommes avec lui et que nous travaillons main dans la main. Mais mieux vaut qu’on ne fasse pas une chose aujourd’hui et qu’on soit rattrapé par une sanction ultérieurement. Voilà ce qui a animé l’ensemble des membres statutaires pour demander humblement au président de la République d’autoriser que nous arrivions aux élections le 18 mai prochain.
Entretien réalisé par, Moussa Rama