Après l’entrée en vigueur de la décision interdisant la circulation des taxi-motos à Kaloum par la direction générale de la police nationale, ce jeudi, un reporter de votre quotidien d’informations générales en ligne est allé sur le terrain pour le constat sur l’effectivité de la mesure.
A Dixinn, le coordinateur des taxi-motos est monté au créneau pour dénoncer les tracasseries policières suite au communiqué d’interdiction de circulation des motos dans le centre administratif de la capitale.
« La décision du ministère de la sécurité à l’encontre des conducteurs de Taxi-motos nous pénalise d’exercer librement le transport des personnes et des biens. Ce qui est énervant surtout, c’est quand je vois la police, la gendarmerie, les militaires nous dicter de respecter la loi. Dès fois qu’ils nous arrêtent en pleine circulation. Je ne sais plus qui a le droit de contrôler les Taxi-motos. En plus de ça, l’immatriculation de plaques des Taxi-motos avec fond noir écriture blanche est plus chère (400mille franc guinéen ) par rapport à la plaque rouge qui coûte (200 mille francs guinéen) et parmi nous, il y a certains qui n’ont pas leurs propres Motos. C’est le contrat qui est entre eux et les patrons . Et ces patrons préfèrent la plaque qui coûte moins chère », explique ce jeune pilote de moto-taxi.
Sur la passerelle de Madina, jeunes motards et policiers se guettent. Le climat présage des tensions qui pourraient éclater à tout instant.
Assis sur sa moto Aboubacar Touré se lâche :
‘’C’est vraiment dommage. Moi, c’est ce matin que j’ai appris cette décision de la direction générale de la police. Mais, cette décision aggrave de plus encore les conditions de vie de la jeunesse guinéenne’’.
Zézé Enéma Guilavogui
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