L’Intersyndicale de l’Éducation, fidèle à son rôle de défense des droits des travailleurs et attachée à la stabilité sociale, a adressé une lettre au ministre du Travail et de la Fonction publique, pour rappeler certaines préoccupations cruciales.
Dans cette missive, l’Intersyndicale souligne les revendications légitimes des personnels de l’éducation, notamment en matière de conditions de travail, de salaires et de reconnaissance professionnelle. Elle met en évidence les tensions croissantes dans le secteur éducatif et la nécessité d’un dialogue social constructif, afin de garantir des réformes équilibrées et respectueuses des droits des travailleurs.
L’Intersyndicale appelle ainsi le gouvernement à prendre des mesures concrètes, pour améliorer la situation des travailleurs de l’éducation et préserver la stabilité sociale dans le secteur public.
Dans la lettre dont notre rédaction a reçu une copie, ce vendredi, l’Intersyndicale de l’éducation attire l’attention du Gouvernement sur le respect intégral des points convenus dans le protocole d’accord en date du 04 avril 2024.
‘’Malgré les engagements mutuellement pris, nous constatons avec regret que certains points essentiels n’ont pas encore fait l’objet de mise en œuvre effective.
Parmi ces points figurent:
1. Le paiement des dix mois d’arriérés de salaire des fonctionnaires locaux (janvier septembre 2024);
2. Le paiement des six mois de prime aux enseignants contractuels communaux non-retenus (janvier – juin 2024);
3. Le paiement du premier salaire des nouveaux enseignants locaux qui ne sont pas encore pris en charge.
En plus, ces points ci-dessous contenus dans la dernière plate-forme revendicative n’ont pas fait l’objet de discussions:
1-Le reclassement des enseignants;
2-L’organisation des concours professionnels;
3- La révision du statut particulier de l’éducation;
4- Le déblocage des enseignants titulaires et le paiement des arriérés de leurs salaires’’, lit-on dans cette lettre.
‘’Monsieur le Ministre, ces retards dans l’application des engagements, engendrent de frustrations légitimes parmi les travailleurs et risquent de compromettre la paix sociale et la confiance entre les parties’’, peut-on lire.
Dans la même lettre, l’Intersyndicale se dit disposée au dialogue constructif et à toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonie sociale dans notre pays.


Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
