Le drame qui s’est produit au stade 03 avril de N’Zérékoré, le 1er décembre dernier, a fait d’énormes victimes : 56 morts, plusieurs blessés et plus de 50 personnes portées disparues, selon un bilan provisoire du Gouvernement. Depuis, les réactions s’enchaînent à travers tout le pays. Dans un communiqué en date du 05 décembre, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a adressé un message fort aux autorités de la transition.
Le 1er décembre 2024, en lieu et place d’une journée sportive, de cohésion et d’unité citoyenne, la ville de N’Zérékoré a connu une journée de douleur, de choc et de tristesse, suite aux évènements tragiques survenus lors de la finale du tournoi de football dit “de la refondation”, opposant les équipes de Labé et de N’Zérékoré, fait observer cette structure de la société civile guinéenne, la plus puissante du pays. ‘’Une perte brutale de plusieurs vies humaines qui suscite une vive émotion dans tout le pays, plongeant la nation entière dans le deuil, avec des blessés et des dégâts matériels considérables’’.
Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a, au nom de ses démembrements et réseaux membres, adressé ses sincères condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à tout le peuple de Guinée, avant d’exprimer également ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Cependant, après Cinq jours de ce drame, le CNOSCG trouve qu’il est regrettable de constater « qu’aucune sanction, même disciplinaire n’a été prise pour rassurer les victimes et leurs proches, en attendant les résultats des enquêtes en cours’’.
Pour cette organisation de la société civile, ‘’cette inaction, reflète un manque de courage et de responsabilité et inquiète toute l’opinion publique quant au sort des victimes’’.
Selon le CNOSCG, les premiers éléments d’information dénotent des défaillances liées au sous-effectif des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), des dysfonctionnements notoires à l’intérieur du stade, et un manque de vigilance autour de celui-ci. Des témoignages indiquent que les premiers jets de pierres provenaient de l’extérieur du stade, révélant un problème de gestion des périmètres sécuritaires.
‘’Ces lacunes interrogent la capacité de nos Forces de Défense et de Sécurité à encadrer efficacement des événements sportifs et culturels, et interpellent l’État sur sa responsabilité de renforcer ces compétences’’, lit-on dans ce communiqué signé du Secrétaire exécutif du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, Gabriel Haba.
Madiou BAH.
