Suite aux échauffourées qui ont éclaté le lundi 25 novembre 2024 entre elle et certains conducteurs de motos-taxis sur le pont Petel, dans le cadre du recouvrement forcé des vignettes auprès des détenteurs d’engins roulants, la police routière de Mamou a pris la parole ce mardi 26 novembre, pour donner sa version des faits.
Revenant sur l’origine de cette altercation pendant laquelle, delu gaz lacrymogène a été largué par les forces de sécurité pour faire régner l’ordre, Mamadi Condé, commissaire spécial de la police routière de Mamou a apporté des clarifications au micro de notre correspondant régional.
‘’Pendant que nous nous étions en pleine activité et tout se passait à merveille, un individu est venu semer la pagaille et ses collègues sont venus le rejoindre en un minimum de temps, les jets de pierres ont commencé. Je me demande si c’était prémédité ou quoi, mais en tout cas, dès qu’il a commencé, les autres ont emboîté ses pas. Il a fallu que la gendarmerie, CMIS et autres unités nous renforcent pour mener notre activité, mais en vain.
Lors de ces échauffourées, un de nos collègues a été blessé par des manifestants sur le pont Petel et l’autre a été sauvé de justesse dans leurs mains, après avoir été violenté par cette foule hostile. Sa ténue a été déchirée, il a fallu que les forces de l’ordre (la gendarmerie, la CMIS et autres unités) viennent le retirer dans leurs mains. Au moment où je vous parle comme ça, ils sont en train de bénéficier des soins’’, a-t-il relaté.
Face aux accusations selon lesquelles les agents de la police routière arnaquent les usagers de la route dans ce contrôle de vignettes, Mamadi Condé reste catégorique. ‘’Je m’inscris en faux ! Les agents de la police routière, depuis le début de ce recouvrement, jusqu’au moment où je parle comme ça, aucun franc n’a transité dans nos mains par rapport à ce contrôle ou achat de vignettes. Jamais !
Ceux qui disent ça sont juste hostiles à ce contrôle et en conséquence ils veulent salir notre image. Nous qui portons ces uniformes, nous sommes guinéens comme eux. Alors, pourquoi faire du mal à notre propre population, arnaquer nos frères, nos pères, nos mamans, nos tantes, nos amis ? Ce serait contre même notre mission régalienne. D’ailleurs, quiconque constate cet état de fait pendant le contrôle ou même pas ça, dans d’autres choses, qu’il nous informe et cet agent sera sévèrement sanctionné avec toutes les rigueurs de la loi. Ce contrôle de vignettes se fait même à travers les comptes oranges money et c’est obligatoire.
Ce n’est pas seulement à Mamou que ça se fait. Mais sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce que les gens doivent comprendre. Si les gens ne payent pas, comment l’État va faire pour construire les infrastructures de base, les routes et autres ? C’est difficile et impossible. Et pour finir, je lance un appel aux détenteurs d’engins roulants, de faire preuve de civisme pour que la police routière de Mamou exerce sans difficulté sa mission pour l’intérêt de Mamou et toute la République de Guinée’’, a-t-il lancé.
À rappeler que du côté des manifestants, aucun cas de blessé ni d’arrestation n’a été signalé selon nos sources. Toutefois, certains d’entre eux souhaitent à ce que les autorités de la police routière de Mamou trouvent un autre endroit mieux placé pour exercer leur contrôle de vignettes, afin de libérer le pont Petel dont l’état actuel reste à désirer.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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