Jusqu’où compte aller le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) dans l’affaire des médias fermés par le gouvernement guinéen ? Plus de six (6) mois après, ce dossier n’augure toujours pas une flamme d’espoir semble-t-il pour les milliers de Journalistes qui se sont vus embarquer contre leur gré dans le navire du chômage.
Le secrétaire général de l’antenne régionale du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) à Mamou, Habib Samaké, interrogé ce vendredi 15 novembre 2024 par notre correspondant basé dans la région, est monté au créneau pour mettre les points sur les i. Selon lui, cette lutte n’intéresse plus d’une part puisque ces médias fermés ne sont pas pour le syndicat.
‘’Cette lutte, ce n’est pas à nous seulement de la mener. Au fond, cette lutte ne nous intéresse pas d’une part, puisque ces médias ne sont pas pour le syndicat. Ce ne sont pas nos entreprises de presse qui sont fermées. Ça n’engage que moi. Ces mots ne viennent pas des autres camarades du syndicat. Je ne parle pas en tant que syndicaliste. Ce combat ne nous intéresse pas par endroit. De l’autre côté, ça nous intéresse, puisque c’est les membres de notre syndicat qui sont amenés au chômage.
On est pas totalement impliqués dans les négociations d’ouverture des médias, parce que non seulement l’association habilitée à négocier cela, c’est l’union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) qui a des médias fermés, pas le syndicat. Puisque c’est eux-mêmes qui sont victimes d’abord. Et ils ont un grand poids en République de Guinée, ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas le faire. Donc, s’ils ne l’ont pas fait au préalable, je ne vois pas comment le syndicat pourrait s’y mêler. Ça c’est un. Deuxièmement, s’il y a des négociations ou pas, au syndicat, aucune information ne filtre là-bas. Ça, je peux vous l’assurer’’, a-t-il déclaré.
En attendant qu’une issue favorable ne soit trouvée, ce syndicaliste fait sa proposition auprès de ses confrères Journalistes au chômage.
‘’Moi je dirais aux journalistes qui sont là au niveau vraiment des maisons, de choisir leur camp. De trouver d’autres médias, de recommencer le travail. Donc, s’ils trouvent des opportunités, de partir travailler ailleurs, c’est-à-dire, dans d’autres médias qui fonctionnent, même si c’est de façon temporaire’’, a-t-il invité.
Exclus du paysage médiatique guinéen depuis le 21 mai, date de l’officialisation de la décision stipulant le retrait de leurs agréments par les autorités de la transition, ces médias fermés traversent un sale temps en Guinée avec des milliers de Journalistes qui tirent le diable, par la queue.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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