Accompagnés des autorités locales et des services de défense et sécurité depuis le début de leur séjour dans la ville carrefour de Mamou, les missionnaires du conseil national de la transition (CNT) continuent de dérouler leur agenda, conformément à la mission qui leur a été assignée par leur président, Dr. Dansa Kourouma.

Après plusieurs étapes, ces missionnaires ont fait immersion dans l’après-midi du jeudi 14 novembre 2024, à l’Institut supérieur de technologie de Mamou, sis au quartier Telico, dans la commune urbaine. Objectif : vulgariser l’avant-projet de la constitution auprès de ces futurs cadres du pays et leurs responsables universitaires, afin qu’ils soient mieux imprégnés du contenu de ce nouveau document et faire valoir leurs droits en termes de contribution avant son adoption.
Dans son allocution, la première autorité régionale, le colonel Aly Badara Camara s’est réjoui des échanges, avant d’exhorter ces étudiants à s’en approprier.

‘’Au terme de la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution à l’Institut supérieur de technologie de Mamou, je me fais le devoir de vous traduire le sentiment de satisfaction. Nous autorités régionale, préfectorale, communale, c’est un sentiment de fierté avec le brillant exposé de notre chef de mission l’honorable Mory Douno.
Je vous invite avec toutes les considérations, à continuer à vous approprier du contenu de cet avant-projet de la nouvelle constitution’’, a lancé le Gouverneur de la région administrative de Mamou.
Le chef de mission, honorable Mory Douno, visiblement touché par l’accueil chaleureux et la qualité des échanges qui ont prévalu durant cette vulgarisation, à, devant la presse locale, déclaré sa satisfaction
‘’Il s’agit d’une séance d’explication de l’avant-projet de la nouvelle constitution en direction des étudiants de l’Institut supérieur de technologie de Mamou. Alors, j’avoue que nous étions très surpris par l’action très réceptive des étudiants, parce qu’on a trouvé des étudiants déjà préparés pour s’imprégner du contenu de cet avant-projet.
Essentiellement, nous avons présenté le contenu de façon globale des innovations, mais en particulier des innovations liées aux droits à l’éducation, sa gratuité jusqu’à l’âge de 16 ans pour nos enfants. Mais également, les opportunités de financement des études postuniversitaires, la gratuité liée aux financements, la formation professionnelle, technique, mais aussi le cadre institutionnel que prévoit cette nouvelle constitution (…). Les questions posées par les étudiants, les contributions, les réflexions, seront véritablement des éléments pour nous de mieux qualifier ce document’’, a-t-il expliqué.
S’exprimant au nom de ses camarades, Jean pépé Traoré, président des étudiants de l’Institut supérieur de technologie de Mamou, est revenu sur certains points exposés au cours de cette rencontre.
‘’Je dirais qu’il y a plusieurs points qui ont retenu notre attention. Premièrement, c’est du fait que cette mission du conseil national de transition est venu vers nous étudiants. Cela prouve déjà l’implication de la jeunesse dans les prises de décisions politiques. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle, car elle est déjà importante. Et à cela, j’ajoute comme le disait l’honorable, aucune constitution ne peut être taillée sur mesure. Mais je pense qu’avant de parler des études ou de l’enseignement supérieur, il faut d’abord parler de la licence, parce que là, il faut revoir le programme de la licence. Nous étudiants, nous ne bénéficions pas assez des cours pratiques, c’est trop théoriques pendant que nous sommes dans une institution. Et je pense que cette situation c’est partout en Guinée.
Ce que je peux ajouter à cela, ils ont parlé de droit, de la liberté d’expression et d’association. Mais dans la constitution, cela n’a pas été prévue pour les étudiants. Car, pour notre dernière nouvelle, tout ce qui est conseil d’étudiants avait été dissous’’, a-t-il déclaré.
Après cette étape de la commune urbaine, les missionnaires du CNT se rendront dans les 13 sous-préfectures que regorgent la préfecture de Mamou, pour cette même vulgarisation auprès des citoyens à la base.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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