Une attaque à main armée perpétrée par les coupeurs de route s’est produite à Kissidougou dans la nuit du samedi 9 novembre dernier, plus précisément au carrefour Banankorô, situé juste à la rentrée de Kissidougou pour les véhicules en provenance de Kankan. C’est un couple en provenance de Kintian (Siguiri) qui a été attaqué par un bandit armé de fusil.

L’assaillant a tiré plusieurs fois sur les victimes avant d’emporter leur moto de marque TVS (capot noir), une somme de 2.500.000 GNF et leurs sacs contenant des habits. Présentement, les victimes reçoivent des soins à l’hôpital préfectoral de Kissidougou. L’une des victimes, Keoulén Kourouma, qui était avec sa femme sur sa moto, raconte leur mésaventure.
‘’On a quitté Siguiri depuis le vendredi sur ma moto TVS, mais arrivés à Tokounou, il était presque minuit, alors, on a fait escale pour nous reposer et profiter pour nous réchauffer avec du feu de bois, parce qu’il faisait extrêmement froid. Je voulais y passer la nuit, mais je ne connaissais personne là-bas, donc, j’ai décidé de continuer le voyage sur Kissidougou. J’ai suivi un véhicule pour que je sois en convoi avec lui, mais comme il y avait trop de poussière, ma femme m’a dit de laisser partir ce véhicule. Alors, quand je suis arrivé à la rentrée de Kissidougou au niveau de Carrefour-Banankôrô, il y a un petit pont devant, c’est là qu’une balle a frôlé mon mollet gauche et directement je suis tombé avec ma femme qui était aussi touchée par une autre balle.
Moi j’ai pensé que c’était une crevaison. Quand j’ai voulu relever la moto, un homme est sorti de la brousse habillé comme un Donzo (chasseur traditionnel), je lui ai dit de m’aider. Le type m’a tiré avec son fusil au niveau de ma cuisse droite et il m’a dit en français : « couche-toi, sinon je te termine ». Ma femme m’a demandé d’obtempérer que c’est un bandit. Il a emporté la moto et nos deux sacs contenant de l’argent et nos habits. Heureusement, il n’avait pas vu mon téléphone qui était dans un petit sac.
Quand il est parti, j’ai appelé mon grand frère et la Bac-25 fut alertée. Sur place, on a longtemps attendu, car les passants avaient peur de s’arrêter pour nous secourir. Finalement, un chauffeur a eu le courage de s’arrêter et il nous a pris pour nous amener à l’hôpital, mais en cours de route, la Bac-25 nous a récupéré et on est venu ensemble’’, a-t-il raconté.

Toutefois par rapport aux difficultés physiques et financières auxquelles ils font face à l’hôpital préfectoral, la victime ajoute : ‘’depuis que nous sommes là, le procureur était venu nous visiter. Ma femme a reçu des balles au niveau de ses jambes, elle souffre énormément. Moi aussi jusqu’à présent, ils n’ont pas d’abord extrait les balles. Je dors difficilement à cause de la douleur. Nous avons beaucoup dépensé. Pour faire la radio, nous avons payé jusqu’à 1 million et les autres médicaments nous ont coûtés d’abord 2 millions. Nous n’avons rien maintenant, les bandits ont tout emporté. Je me rendais à une cérémonie au village avec ma femme. Je lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide’’, a-t-il plaidé.
Du côté des autorités sécuritaires, les enquêtes se poursuivent sur le terrain, pour tenter de retrouver les auteurs de cet énième cas d’insécurité dans la cité de Kissi-faramaya. Selon le corps médical, les vies des victimes ne sont pas en danger.
À noter que, le couple victime d’attaque est originaire de la sous-préfecture de Yombirô.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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