Après avoir présenté l’avant-projet de la nouvelle constitution aux institutions et organes accrédités en Guinée, le conseil national de la transition se déplace à l’arrière de pays, pour une campagne de vulgarisation. Il s’agit de présenter le contenu de l’avant-projet aux guinéens les plus éloignés.
Si certains pensent que cela n’a pas de sens, d’autres par contre y voient de la nécessité. C’est le cas de Dr. Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC, que notre reporter a rencontré ce lundi 11 novembre 2024. Pour lui, la vulgarisation est obligatoire pour le CNT.
‘’C’est une mission obligatoire pour le conseil national de la transition. Après avoir rédigé une constitution et présenté à tous les organes et institutions accréditées en Guinée, ils ont dans leurs missions d’aller voir la population, c’est-à-dire, le bas peuple, les faire lire aussi pour que ceux-ci puissent s’approprier de son contenu’’, assure-t-il.
Plus loin, le coordinateur de l’union sacrée pense que même les politiques devraient être associés à cette vulgarisation.
‘’Les politiques devraient venir informer le peuple, pour dire attention, nous avons été saisis. Comme ça été le cas avec nous à Kindia. C’est pour dire qu’aujourd’hui, nous, nous saluons la démarche du CNT, même si certains pensent que c’est du folklore qu’ils sont partis faire’’, a-t-il estimé.
À la question de savoir si le CNT ne serait pas en train de brûler les étapes, en vulgarisant l’avant-projet, Dr Ibrahima Sory Diallo répond : ‘’On ne peut pas promulguer une constitution qui n’est pas vulgarisée. Parce que lorsque vous avez rédigé une constitution, vous devez divulguer et s’il faut, la traduire en langues locales, pour que la population puisse comprendre le contenu. Les gens vont lire et comprendre. Après, vous soumettez au référendum et c’est là le peuple va se prononcer. Si le OUI domine, c’est que la constitution est validée et si le NON domine, c’est qu’elle n’est pas validée’’.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
