Comme annoncé dans nos précédents articles, après plusieurs minutes de manifestation devant le Palais Mohamed V, qui fait office de présidence de la République, une délégation présidentielle dirigée un des membres des services de renseignement, a rencontré le porte-parole des enseignants contractuels communaux non retenus au concours de recrutement à la fonction publique locale. Mais qu’est-ce qui a filtré de cette rencontre ? Un journaliste de notre rédaction a interrogé Mamadou Djaka Sow.
Selon le porte-parole de ces enseignants, ils ont échangé sur les prochaines étapes à suivre pour une issue favorable dans cette situation.
‘’Après la concertation, eux-mêmes les autorités, les policiers et les gendarmes, ils ont vu que le combat que nous sommes en train de mener est noble. La population guinéenne également a vu et compris que nous avons été injustement écartés de cette pratique des classes, lors des résultats qui sont issus de ce concours. Un élément à l’intérieur de la Présidence autrement dit le représentant des services de renseignement nous a entretenu. Il nous a demandé les documents et nous les avons mis à leur disposition’’, a-t-il déclaré.
Ces enseignants contractuels communaux croient encore en la volonté du président de la transition de lutter contre la corruption. C’est pourquoi, ils disent garder toujours espoir qu’ils seront rétablis dans leur droit, car selon eux, le résultat de ce concours n’est pas crédible.
‘’Nous savons que le président de la transition est un homme de vérité. Donc, nous sommes venus pour qu’il rende la vérité sur cette affaire, cette injustice’’, a souhaité le porte-parole de ces enseignants communaux non admis au dernier recrutement à la fonction publique locale organisé par le Gouvernement.
Tout, ils sont certains que le président Doumbouya va réagir dès qu’il aura leur dossier sur s table. ‘’Dès qu’il (le président Doumbouya Ndlr) sera en possession de ces documents, il va automatiquement réagir. Nous avons déjà laissé nos contacts et toutes les informations y afférentes. Donc, nous avons l’espoir. Nous repartons avec un grand espoir. Maintenant, nous savons que le président va réagir. Et quand il réagit, nous savons que ça sera en faveur de notre réintégration à la fonction publique. Ça, ça ne va même pas tarder’’, assure Mamadou Djaka Sow, avant de mettre en garde les autorités.
‘’Si toutefois, il ne réagit pas, alors là, c’est l’école guinéenne qui va perdre. Parce qu’il y a des écoles qui sont en manque d’enseignants. Cette année encore, il y a des écoles qui ont été construites. Donc, si le président ne réagit pas, C’est le peuple qui va souffrir. Ce sont les enfants, les fils et les filles du pays qui vont souffrir. Et je sais que le président Mamadi Doumbouya ne peut pas voir les enfants souffrir, ce n’est pas bon’’, lance-t-il, tout en demandant à ses collègues de garder espoir.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
