Arrêtés depuis mardi 9 juillet dernier par des hommes encagoulés issus de la gendarmerie et des forces spéciales, Oumar Sylla alias Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, tous des activistes de la société civile guinéenne, restent toujours introuvables. Si le FNDC informe que ces deux activistes sont torturés à Kassa, les avocats en charge du dossier eux, n’ont aucune information pour l’heure du lieu où sont détenus leurs clients.
Dans une déclaration parvenue à notre rédaction ce jeudi 11 juillet 2024, le collectif d’avocats chargé de la défense de Oumar Sylla alias Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, a déploré une violation de l’article 12 de la charte de la transition.
Que stipule cet article ?
‘’Nul ne peut être arrêté, inculpé ni détenu que dans les cas prévus par la loi promulguée antérieurement à la commission de l’infraction qu’elle réprime. Les arrestations et détentions arbitraires sont interdites par la loi. Le droit à l’assistance d’un avocat est reconnu dès l’instant de l’interpellation ou de la détention’’, fin de citation.
Se référant de cet article lisible dans la charte de la transition, les avocats de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah relèvent le fait que depuis que leurs clients ont été brutalement enlevés dans le quartier Commandayah, commune de Dixinn, à Conakry, aucune trace d’eux n’est encore visible.
De surcroît, fustigent les conseils, depuis l’enlèvement de leurs clients, ces derniers n’ont été présentés ni à un service d’enquêtes judiciaires, ni au parquet d’attache, ‘’ce qui est totalement contraire à la loi’’, à leurs yeux.
‘’Dès lors, le collectif estime qu’ils sont victimes d’arrestations arbitraires, ce, en violation manifeste et intolérable de l’article 12 précité de la charte de la transition, et conséquemment, exige leur remise pure et simple en liberté. Force doit rester à loi’’, ont invoqué Me. Salifou Béavogui et Cie.
Madiou BAH.
