Fermés depuis plus d’un mois, Djomas médias, FIM FM, Espace FM-TV et Sweet FM traversent un sale temps. Des médias fermés pour dit-on non-respect des cahiers de charges ou pour des mesures de sécurité nationale. A N’Zérékoré, l’absence de ces radios et télévisions de grande écoute ne fait pas des heureux dans la capitale de la région forestière.
Plusieurs auditeurs se disent privés de leurs éditions quotidiennes. Rencontrés ce vendredi 5 Juillet 2024, ces auditeurs plaident auprès des autorités de la transition, les invitants d’aller autour d’une de négociation avec les patrons des médias concernés.
‘’Pour le moment, nous sommes privés du droit à l’information. D’habitude, on écoutait espace, Djoma et Fim. C’est quand il y a la connexion, on se connecte pour voir ce qui se passe dès fois, mais s’il n’y a pas la connexion, ce n’est pas facile. Pourtant, il n’est pas obligatoire d’être lettré ou d’avoir la connexion avant de s’informer. A travers les télés et radios, la communauté à la base peut s’informer. Il y a souvent des journaux en langue qui intéressent beaucoup plus nous les citoyens. Si aujourd’hui ces radios sont fermées, comment aurons-nous une large connaissance sur l’actualité du pays?’’, s’est interrogé Aboubacar Barry.
Même son de cloche chez Souleymane Camara, qui reste sceptique quant à la réouverture de ces médias. ‘’Hadafo médias, Djoma médias, FIM FM, nous donnaient toutes les informations à temps. Depuis la fermeture de ces médias, on n’a plus d’informations. On a même peur. Est-ce quelque chose de mauvais doit arriver et que les autorités ne veulent pas que ça soit dévoilée par la presse? On ne sait pas. Cependant, ce sont ces radios, ce sont ces télés qui peuvent mettre une lumière sur tout ce qui se passe dans et hors du pays. Il faut que l’Etat révise cette décision. C’est une plaidoirie que moi en personne je lance au gouvernement. Les trois médias là, si s’est rouvert, ça nous fera plaisir quand même’’, a-t-il plaidé.
Cet autre auditeur se voit victime de façon directe de la fermeture de ces médias, plus particulièrement Djoma médias.
‘’La fermeture des médias ne m’a pas plu du tout, surtout Djoma, car c’est ma radio préférée. C’est elle qui faisait toutes mes publicités. J’avais même un contrat avec elle pour la publicité de mes batteries, mais juste après 10 jours, Djoma a été fermée. On demande humblement à l’autorité guinéenne de se voir avec les responsables des médias concernés, pour qu’ils puissent libérer les informations pour qu’on puisse être à jour. L’Etat est le plus fort. Nous prions d’ouvrir les trois radios pour nous. Pour que nous aussi, nous soyons informés. Les médias là, ils ne sont pas contre l’autorité’’, fait-il observer.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
