Après 15 jours de détention à Siguiri, N’mala Madou Camara, ancien président de la délégation spéciale de la commune rurale de Didi, a été interrogé ce mardi 7 mai par notre correspond préfectoral. il est revenu sur la manière dont lui et ses pairs ont été nommés.
Selon lui, c’est après plusieurs luttes que Didi est devenue une commune rurale. ‘’Quand nous avons gagné le combat d’ériger Didi en sous-préfecture et en commune rurale, les gens sont venus me dire qu’ils veulent que je sois maire, je les ai répondu que mon combat n’était pas pour que je sois maire. Mais ils ont dit qu’ils ne connaissent pas d’autres personnes que moi, que le développement que j’ai fait en temps que président de district, quand je serais maire, que ça va profiter à la commune. C’est comme ça que j’ai accepté’’, a-t-il rappelé.
Ensuite, il a évoqué le cas des violences survenues après le limogeage de l’équipe qu’il dirigeait. ‘’Nous avons fait plus de temps dans le régime du CNRD que le régime d’Alpha Condé. Le jour que le décret est sorti, le lendemain, j’ai convoqué tous les conseillers pour leur sensibiliser de se conformer au décret, ils ont tous compris. Le jour où il y a eu la violence, je n’étais même pas à didi, j’étais à Kérouané.
Quand je suis revenu, sans convocation ni m’appeler pour se rendre à Siguiri,, les pick-up sont venus me chercher par la force dans la nuit en défonçant mes portes pour m’arrêter comme un bandit, comme si je n’ai rien fait pour cette commune, tout le monde est témoin, toutes les réalisions de didi ont été faites par nous. Je peux aussi lever la main, je n’ai détourné aucun franc de la commune’’, s’est-il justifié.
De son côté, le sous-préfet accusé d’être à l’origine de l’envoie de la liste de la nouvelle équipe de la délégation spéciale se défend. ‘’J’ai envoyé la liste conformément aux instructions de mes chefs. Les jeunes qui m’accusent de ne prendre parmi eux, je n’ai pas été mandaté de faire comme ça. Ils sont venus m’agresser ici à ma résidence, brûlés les pneus, brûlés ma voiture. Mais après tout, les sages sont intervenus, j’ai pardonné, ceux qui étaient arrêtés j’ai désisté à la justice, ils ont été libérés. Maintenant, tout se passe bien’’, a-t-il clarifié.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 628 137 443
