Le panier de la ménagère souffre extrêmement de nos jours dans la commune urbaine de Mamou. Les citoyens sont contraints de multiplier, voire tripler les sommes d’argent qu’ils ont sur eux, pour pouvoir faire leurs achats dans les différents marchés. Et pour cause : les prix de denrées de première nécessité connaissent une hausse exponentielle.
Selon notre correspondant régional, les prix des denrées alimentaires de première nécessité n’ont toujours pas changé depuis la récente augmentation par le Ministère du commerce, de l’industrie et des PME, de commun accord avec le patronat et la chambre de commerce. Diaraye Diallo, une vendeuse étalagiste dans le marché avaria, déplore cette situation qui pèse sur elle comme une épée de Damoclès.
‘’Le gouvernement a multiplié notre souffrance. Ca, il faut se dire la vérité. Le marché est très dur, nos maris, ce qu’ils gagnent à la fin du mois est peu. Avant-hier et hier, je n’ai rien préparé chez moi au nom de Dieu. J’ai 4 enfants, ils sont tous élèves et leur père est retraité. Toutes les charges de la famille, presque c’est moi qui supporte. Je n’ai pas d’autres lieux où prendre si ce n’est ici.
Je viens très tôt au marché, espérant trouvé d’ici le soir quelque chose à manger pour les enfants. Les prix ont augmenté à tous les niveaux. Et pourtant, dans une semaine, le ramadan va commencer. Vraiment, cette souffrance, nous ne savons pas maintenant à quel saint se vouer’’, s’inquiète-t-elle.
Interrogée également, Aminata Souaré, une autre vendeuse d’oignons dans ce même marché, a déploré cette réalité à laquelle les femmes sont confrontées au quotidien.
‘’L’État n’a qu’à nous aider, nous les femmes. Tout est cher maintenant. Les autorités doivent faire quelque chose pour nous. Même le prix des pâtes d’arachides a augmenté, le fonio, tout. Et c’est pas seulement à Avaria ici, c’est tous les marchés de Mamou. Les autorités n’ont qu’à réglementer les choses en Guinée pour le bien de la population et non contre la population.
Nous avons des enfants à nourrir, ici, toutes les femmes que vous voyez dans ce marché, chacune sort très tôt le matin, pour venir se débrouiller ici, juste pour avoir de quoi nourrir les enfants. Chaque jour, nous ne faisons que lancer des appels au gouvernement, d’aider la population, mais rien ne se fait au retour. Au contraire, le gouvernement amplifie la souffrance dans le pays. Même le temps d’Alpha Condé, nous n’avons pas vécu cela à tel niveau’’, a-t-elle déploré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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