Le ministère du commerce et des PME, en collaboration avec la douane et la chambre nationale de commerce, a procédé à la fixation des nouveaux prix des denrées de première nécessité la semaine dernière. Depuis la publication du contenu de ce protocole d’accord qui fait déjà des vagues, certaines voix accusent l’Etat de vouloir étouffer sa population.
Concernant cette augmentation des prix des denrées alimentaires, la CNTG dit n’avoir été associée à aucune des démarches entreprises par le ministère dirigé par Louopou Lamah, pour aboutir à ce résultat. C’est Mamadou Saliou Diallo qui l’a fait savoir ce mercredi 07 février 2024, dans l’émission Les Grandes Gueules de Radio Espace.
‘’Nous n’avons ni de près ni de loin été contactés pour une quelconque négociation par rapport à la tarification. Ils ont l’habitude de se courber, sortir des papiers et faire avaler ça au peuple et appeler ça refondation, ça ne peut pas marcher comme ça. Nous, nous avions l’habitude de négocier tous les prix de première nécessité, tout le monde le sait en Guinée. On avait l’habitude de faire la culture de la paix sociale, on a fait assez de concessions, mais ceux-ci sont en train de faire ce qu’ils pensent être bon pour eux, pas ce qui est bon pour les citoyens. Puisque les prix ne se discutent pas, alors il faut annuler cet arrêté, il faut le gommer immédiatement’’, a-t-il déclaré.
Il faut rappeler que le mouvement syndical guinéen était en conclave ce mardi 06 février, à la bourse du travail. Au sortir de la rencontre, il a brandit une plateforme revendicative, sur laquelle, figure la révision des prix des denrées de première nécessité. Un préavis de grève a été déposé au Ministère du Travail et de la Fonction Publique à cet effet. Un préavis de 10 jours. Passé ce délai, une grève générale et illimitée sera déclenchée sur l’ensemble du territoire national.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
