L’annonce de l’installation des délégations spéciales en remplacement des conseillers communaux par la junte au pouvoir en Guinée, suscite de vives réactions au sein de la classe politique. Démarche hautement décriée.
C’est le cas par exemple du secrétaire fédéral de l’UFDG à Kindia 2, qui trouve cette mise en place prochaine des délégations spéciales inopportune. Pour lui, ces délégations spéciales auront toujours des limites et des inconvénients.
‘’Il y a des problèmes. D’abord, le 05 septembre, la constitution a été dissoute. Et si la constitution est dissoute, normalement, le code des collectivités locales ne peut pas être mis en œuvre, car il se refait de la constitution. Ensuite, le deuxième problème, en lisant le code des collectivités dans la section 4 démission et dissolution, on dit que les conseillers d’une commune ne peuvent être dissouts qu’en vertu de l’article 80 de la présente loi.
Nous, nous voulons un retour à l’ordre constitutionnel, et cette année de 2024, est l’année des élections. Vraiment, nous trouvons cela contradictoire, parce que la délégation spéciale est une convention de tous les acteurs sociopolitiques pour résoudre un problème. Mais on trouve qu’il n’y a pas de problème à résoudre’’, a expliqué Ismaël Forécariah Camara.
Selon le secrétaire fédéral du UFDG de Kindia 2, son parti n’est pas intéressé par ces délégations spéciales, même si, il faut le souligner, les politiques sont exclus de facto dans la composition de celles-ci.
‘’Nous, les partis politiques, spécialement l’UFDG, nous ne sommes pas intéressés à ces délégations spéciales. Nous, on veut un retour à l’ordre constitutionnel. C’est une façon d’endormir ceux qui iront aux délégations spéciales, mais surtout une façon d’être à la solde des autorités. Donc, comme nous on ne veut pas être à la solde du CNRD, nous ne sommes pas intéressés, nous voulons juste le retour à l’ordre constitutionnel’’, a-t-il précisé, avant d’évoquer la question liée aux conséquences que pourraient engendrer les prochaines délégations spéciales.
‘’Il faut savoir que la délégation spéciale n’a pas une qualité d’investir. Elle a la qualité d’assurer le fonctionnement de la commune, mais aussi, elle n’est pas l’ordonnateur. Quand elle fait son budget, le préfet est là pour voir si c’est conforme, avant d’adopter. Chose qui limite le fonctionnement de la commune’’, a fait savoir Ismaël Forécariah Camara.
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