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Sénégal : une démocratie en péril, un modèle en déconstruction ! (Edito Djoma de Mognouma)

5 février 2024

De nouveau, ça branle dans le manche au Sénégal!

Fatalement, Macky Sall touche au sacré. Ce pays envié pour sa culture démocratique et pour sa grande stabilité, serait au bord du précipice.

Sa démocratie, qui a résisté à toutes les vagues corrosives depuis l’indépendance, il y a plus d’un demi-siècle, est en train de succomber devant la boulimie du pouvoir perceptible chez Macky Sall, qui, faut-il le rappeler, a annoncé, le samedi 03 février 2024, le report de l’élection présidentielle, initialement prévue pour le 25 février, alors que l’opinion nationale et internationale attendait avec impatience, mais non sans inquiétude, telle une formalité, l’ouverture de la campagne en prélude de ce scrutin.

En réalité, tous les scénarios avaient été redoutés par les observateurs avec un Président sortant dans la posture de continuer à exercer le pouvoir par procuration, à l’issue de cette présidentielle. Mais très peu de personnes auraient parié sur un artifice du genre de la part de Macky Sall. Car, il y a plus d’une dizaine d’années, alors qu’il était encore opposant, il alertait sur les conséquences liées à un éventuel report des élections, envisagé à l’époque par son prédécesseur Abdoulaye Wade.

« Moi, Macky Sall, je refuserai que le pouvoir use de subterfuges pour voir reculer les élections. Je mettrai tout en œuvre pour faire face à cette imposture. Nous ne pouvons pas accepter, sous quelque prétexte que ce soit, que les élections de 2012 soient reportées. Nous ne donnerons pas une minute de plus au Président de la République après l’élection du 28 Février », laissait entendre, en 2012, le candidat Macky, lors d’une interview.

« Le Président de la République ne peut pas prolonger son mandat. C’est impossible ! En 2006, le problème s’est posé. Les gens agitaient la possibilité pour le chef de l’Etat de reporter les élections et d’engager un dialogue avec l’opposition pour organiser les élections en 2009. Ce n’est pas possible. Il ne faut pas augmenter d’une journée son mandat, sinon le pays sera dans le chao et les gens ne vous reconnaîtront plus. Chacun fera ce qu’il veut », avait prévenu le même Macky dans un communiqué au ton frisant la sédition.

Les années d’exercice du pouvoir ont transformé l’homme. Macky, sans vergogne, sans barguigner, se dédit en remettant en cause ses convictions d’opposant. Des convictions, sans doute, fondées à l’époque sur des valeurs démocratiques.

Ce qui paraît assez paradoxal avec le Président sénégalais, c’est qu’il invoque des raisons pour justifier un report, qu’il avait pourtant balayées d’un revers de la main, il y a plus de dix ans, pendant qu’il était aux aguets pour un pouvoir qu’il a exercé d’une main de fer, sur fond de violations répétées des libertés fondamentales et l’embastillement de ses opposants.

Sous Macky, toutes les voix dissonantes et les adversaires politiques les plus redoutables, ont été réduits au silence ou emprisonnés.

L’héritage est trop lourd pour ne pas s’assurer d’avoir un valet qui devrait se charger de protéger les arrières. Macky qui s’était convaincu de pouvoir assurer, sans coup férir, cette transition, a très vite compris que son candidat désigné, Amadou Ba, ne peut gagner les élections. Alors, il faut vite agir. La décision est ainsi prise. Il faut reporter. C’est une décision qui est à l’antipode du droit et de l’éthique.

Macky Sall lève ainsi un coin de voile sur son appétit pour le pouvoir qu’il veut encore garder longtemps en procédant par glissement. Conséquence, il expose son pays à de gros risques d’instabilité.

Ce qui est sûr, le procédé est très peu différent de celui pratiqué dans les pays en transition, avec des régimes militaires qui sont au banc de la communauté internationale.

Il est évident que l’évolution de la situation au Sénégal va davantage fragiliser la CEDEAO, indexée d’être sélective dans ses prises de positions et déjà complaisante vis-à-vis de l’attitude de Macky.

La gestion de la crise au Sénégal, par la communauté internationale sera déterminante pour la gestion des transitions dans les pays dirigés par les militaires.

Lamine Mognouma Cissé

In Djoma

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