Le conseil national de la transition a tout récemment adopté un projet de loi portant création de 17 communes urbaines et rurales à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays. Cette nouvelle loi qui est en phase de promulgation par le président de la transition, est contestée par plusieurs acteurs sociopolitiques et même certains acteurs de la vie politique de notre pays.
En conférence de presse ce mercredi 31 janvier 2024, l’écrivain guinéen, Tierno Monénembo a désapprouvé cette démarche des autorités de la transition. Selon lui, le CNT n’est pas une assemblée nationale. Et par conséquent, il n’a aucune légitimité pour prendre une telle décision. Pour lui, la seule mission d’un régime de transition, c’est d’expédier les affaires courantes et d’organiser des élections crédibles et transparentes.
‘’C’est encore une fois une manigance, c’est pour pouvoir asseoir leur pouvoir à eux, c’est aussi simple que ça. C’est dommage que les partis politiques et même le FNDC n’aient pas insisté là-dessus depuis le début. C’est que ces gens qui sont responsables de la transition n’ont aucune légitimité pour gérer quoique ce soit de durable et de profond en Guinée. Ils n’ont pas cette légitimité. Le CNT n’est pas une assemblée nationale, ils n’ont pas le droit de créer de nouvelles communes. Mamadi Doumbouya n’est pas un président, il n’a pas été élu. Il n’a pas le droit de rebaptiser un aéroport, parce que c’est pas son droit, il est illégitime. Et ça, les partis politiques n’ont rien dit, le FNDC n’ont plus. Ils n’ont pas ce droit là. La seule responsabilité de ce régime de transition, c’est d’expédier les affaires courantes et d’organiser les élections crédibles et transparentes. Ils n’ont aucun autre droit que celui-là. Les questions de fond reviennent au gouvernement régulièrement élu et non le CNT, ils n’ont pas ce droit’’, a assuré Tierno Monénembo.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
