Dans son adresse à la Nation à la veille du nouvel an 2024, le président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya a annoncé plusieurs chantiers et des mesures à prendre pour un retour à l’ordre constitutionnel. Ainsi, le Chef d’État a évoqué le remplacement des conseils communaux par des délégations spéciales. Une annonce qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la cité, mais aussi au sein des formations politiques.
Réagissant à cette annonce du chef de la junte au pouvoir, le Coordonnateur du front national pour la défense de la transition (FNDT), contrairement à certains acteurs politiques, a salué cette démarche. Pour Kéamou Bogola Haba, c’est d’une grande satisfaction au niveau du FNDT.
‘’Au niveau du FNDT, c’est une satisfaction déjà, parce que cela a toujours été l’une de nos réclamations pour l’achèvement du coup d’État. Parce que c’est la tête qui a quand-même bougé, mais ces conseils communaux constituent des bras armées de la troïka. Disons qu’il était important qu’ils soient remplacés par des délégations spéciales neutres, pour que la transition soit neutre à la base. Mais ceci ne suffit pas, l’administration publique aussi a été infectée. Vous avez vu de manière visible que les membres des partis politiques ont été soit pris dans l’administration de manière fictive sans concours, sans qualité. Donc, il est important que cela soit nettoyé et qu’il y ait un nouveau recrutement pour que nous ayons des cadres neutres et une administration neutre. Donc, cela va nous permettre de neutraliser complètement l’administration qui reste très politique. Je crois que ce problème se pose aussi dans l’armée et le travail est en train de se faire. Ceci n’est pas facile, mais c’est important que l’administration publique et militaire soient neutralisées, pour que nous ayons une administration vraiment neutre’’, a-t-il indiqué, avant d’ajouter que le dernier point concerne la dissolution des partis politiques.
‘’Le dernier point, ça sera la dissolution des partis politiques que nous avons toujours réclamé, parce qu’avec nos 200 et quelques partis, il est important de réduire le nombre des partis. Et cela passera nécessairement par la nouvelle constitution. Nous espérons que le CNT, le CNRD et le gouvernement prendront tout le courage nécessaire pour répondre à cette aspiration du peuple de Guinée, qui voudrait que le nombre de parti soit renduit pour que nous ayons des partis institutions qui ne soient pas ethniques, communautaires. Et qui puissent faire une bonne gouvernance en leurs seins à travers des primaires, pour que nous sortions de cette question lancinante de plus de 200 partis politiques qui polluent l’atmosphère politique du pays et qui rendent difficile toutes les réformes que nous entreprenons’’, a espéré Kéamou Bogola Haba.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
