L’impact rapide et négatif de la rareté du carburant à travers tout le pays n’épargne pas la préfecture de Mamou. Cette situation qui découle de l’incendie survenu dans la nuit du dimanche à ce lundi 18 décembre, dans le dépôt d’hydrocarbures à Kaloum, plus précisément à Coronthie, installe déjà une inquiétude totale chez les citoyens. Des citoyens qui peinent à s’approvisionner de cette denrée de première nécessité.
Alsény Kourouma, conducteur de taxi que nous avons rencontré dans une station-service, fustige le comportement des vendeurs au niveau du marché noir.
‘’Dès que les gens ont appris qu’il y a eu l’incendie au dépôt d’hydrocarbures à Conakry et que le manque de l’essence se fera sentir, ceux qui ont des stocks d’essences avec eux à la maison, ont vite augmenté le prix à 20.000 GNF dès le matin. Et j’étais dans une sous-préfecture avant de venir ici, j’ai rencontré des gens sur la route qui m’ont informé qu’ils ont acheté un litre à 21.000 GNF.
Mais ce qui m’étonne dans tout ça, c’est que je peux comprendre quand le prix augmente au marché noir. Mais à cette allure là, je me dis certains guinéens sont méchants. Comment pouvez-vous comprendre qu’un problème survienne brusquement et le gouvernement à la minute même fait sortir un communiqué pour pouvoir expliquer et soulager les citoyens. Cependant de l’autre côté, on voit encore les mêmes citoyens revendre ce carburant à un prix exorbitant à leurs concitoyens. Mon frère nous sommes méchants entre nous.
Si l’État ne prend pas ses responsabilités, le prix de l’essence passera de 20 à 50.000 dans quelques heures en Guinée’’, a-t-il interpellé.
Oumar Diallo quant à lui, pointe un doigt accusateur aux autorités de ne prendre des mesures idoines pour éviter un tel drame que traverse le pays.
‘’C’est la faiblesse de l’État dans tous ces problèmes là. C’est eux qui devraient prendre des dispositions sérieuses et concrètes pour sécuriser très bien cet endroit. Aujourd’hui, toute la Guinée souffre avec cet incendie qui s’est déclaré. Déjà, on est confrontés à de nombreux problèmes dans ce pays, voici un autre qui vient se greffer à tous ceux-ci. Mais où on va? Je crois que le président de la transition et son gouvernement doivent prendre des dispositions pour pouvoir pallier à cette crise très bien.
Les stations-services sont fermées à Mamou ici comme vous le constatez et d’ailleurs pour tout le pays. Regardez vous-même l’affluence qui est là. Depuis 8 heures je suis garé là, même une goutte je n’ai pas eu encore. Au marché noir, c’est 20.000 un litre, dans les endroits les plus reculés ça se vend entre 20 à 22.000. Et cela veut dire que c’est la population qui va en payer le prix.
Pour finir, il est presqu’urgent aujourd’hui pour l’Etat, de trouver solution à cette crise. Puisque c’est eux qui n’avaient pas pris des solutions claires dès au début’’, a-t-il lancé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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