Depuis plusieurs semaines maintenant, les citoyens guinéens sont confrontés à une situation très délicate, liée à la restriction d’accès à internet et aux réseaux sociaux (Facebook, Messenger, WhatsApp, Twitter, Instagram, Telegram…), ainsi qu’aux brouillages des ondes de certains radios privées du pays.
Si cette réalité suscite interrogations et colère dans les différentes localités du pays, la préfecture de Mamou n’en fait pas exception, où, plusieurs citoyens rencontrés, n’ont cessé de s’interroger sur ce qui pourrait être la véritable cause d’une telle censure qui constitue une violation flagrante de leurs droits.
‘’Cette situation me cause d’énormes ennuis, car je n’arrive pas à communiquer avec mon grand frère qui se trouve à l’Allemagne. C’est maintenant que je peux le voir avec VPN si on peut communiquer. Et ça aussi pour télécharger, c’est tout à fait un problème. Moi, je ne sais pas pourquoi on fait ça à la population.
Les autorités n’ont qu’à essayer de nous aider, on est coincés depuis maintenant plusieurs semaines. Et si ça continue comme ça, je me demande comment nous allons faire. Actuellement, tout le monde utilise internet même au village, c’est ça que les gens utilisent pour communiquer avec leurs parents, mais maintenant, vraiment, la situation est grave’’, a-t-il expliqué.
Très touchée par ce qu’elle a enduré avec ce problème de non accès aux réseaux sociaux, Rabiatou Diallo, une coiffeuse, a quant à elle interpellé le Colonel Mamadi Doumbouya, de prendre ses responsabilités pour rétablir les citoyens et les médias dans leurs droits.
‘’Doumbouya doit prendre ses responsabilités dans cette situation pour aider les pauvres citoyens que nous sommes. Nous gagnons de l’argent difficilement dans ce pays. La souffrance s’aggrave chaque jour pour nous les pauvres citoyens.
On ne peut pas couper les réseaux sociaux, brouiller les médias et retirer certains dans le bouquet Canal+ de façon flagrante comme ça, sans que le président ne soit informé. Si on reste en Guinée sans réseaux sociaux, sans télés et radios, comment on va vivre en plein 21ème siècle ? Tout son gouvernement doit se lever pour rétablir les citoyens dans leurs droits. La loi autorise à tout le monde d’être informé et de s’informer et aussi communiquer.
Donc, je demande au président vraiment de nous aider dans cette situation. En toute vérité, les autorités n’ont qu’à régler rapidement à chaque fois qu’un tel problème se pose. Sinon, c’est pas bon pour le pays. Et c’est honteux même pour cette transition qui est venue pour rectifier les choses’’, a-t-elle lancé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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