Après la découverte du pot aux roses, suite à la publication de la scandaleuse lettre de réclamation d’un don de 2 millions de dollars à la société CIMAF, tout va sens dessus dessous au ministère des Mines et de la Géologie. Ni amour, ni franche collaboration en le ministre Magassouba et les cadres de son ministère.
Par maladresse, le sulfureux ministre Moussa Magassouba qui s’est retrouvé dans une tempête ces derniers temps et dont les jours, à la tête de ce département, sont vraisemblablement comptés est désormais seul contre tous. Car annoncé sur la liste des futurs départs du navire CNRD qui prend l’eau de tous les côtés.
Avant sa fracassante chute annoncée voire très attendue, le ministre veut entraîner avec lui, des cadres qu’il soupçonne à l’origine de la fuite de la lettre. D’où, sa stratégie « Ni vous sans moi, ni moi sans vous, alors, on va
périr, tous, ensemble ».
Au lieu de déposer sa lettre de démission avec éthique et élégance pour avoir manqué d’exemplarité et pour s’être mis contre les valeurs défendues par le CNRD, le ministre tente de jouer à la diversion pour espérer noyer le poisson et revenir dans les bonnes grâces. Peine perdue!
La convocation, la semaine dernière, de certains cadres de son département sur dénonciations, apprend-on, du ministre Magassouba à propos d’un dossier déjà soumis à son arbitrage, lié à la société Bel Air Mining, n’est qu’une simple distraction afin de détourner les regards et les attentions de l’opinion par rapport à la lettre des 2 millions de dollars réclamés à CIMAF, devenue un os, en travers de sa gorge.
Le dossier Bel Air Mining est déjà derrière, car, les pénalités imposées sont en cours d’être soldées et mieux, c’est le ministre Moussa Magassouba lui-même qui a revu à la baisse le montant imposé par l’équipe mixte d’évaluation qui s’estdéportée sur le lieu du naufrage de la barge. C’est-à-dire, de 65 milliards 500 millions de francs guinéens à 60 milliards 250 millions.
A qui faut-il donc s’en prendre?
Pourquoi attendre des mois, après, pour réveiller un dossier qui connaît presque son épilogue ?
Le ministre Moussa Magassouba qui entretient de très difficiles rapports avec ses collaborateurs directs a réussi à freiner le secteur des mines avec des décisions parfois, prises à coup de tête.
Et pourtant, au lendemain de sa nomination à la tête de ce département, des voix se sont élevées pour lui opposer son passage peu reluisant voire catastrophique à la SAG de Siguiri.
Le ministre ne donne-t-il pas raison à ceux qui pensent que ce ministère est trop grand sur ses épaules?
Et pourquoi d’ailleurs, malgré l’indignation de l’opinion suite à la publication de la fameuse lettre des 2 millions, le ministre Magassouba est gardé dans le gouvernement pendant que deux autres ont été limogés et déférés devant la justice sur la base de simples dénonciations pour les mêmes faits reprochés?
L’atmosphère reste tendue au ministère des Mines et de la Géologie et le limogeage immédiat de Moussa Magassouba est demandé par tous. Il est seul, désormais, contre tous !
Nous y reviendrons !
La rédaction.
