La Coalition convergence des acteurs sociopolitiques engagés dans le cadre de dialogue était devant la presse ce mercredi 22 novembre 2023, pour décliner sa position par rapport à la conduite de la transition. Devant un parterre de journalistes, les membres de cette coalition composée de partis politiques et de la société civile, se sont à tour de rôle prononcés sur la mise en œuvre des 35 résolutions Issues du cadre de dialogue.
Dans sa communication, Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC, a relevé le retard dans la mise en œuvre des activités en lien avec le retour à l’ordre constitutionnel. Ainsi, après avoir émis ses préoccupations par rapport au respect des résolutions du cadre de dialogue, il a demandé au gouvernement de prendre sa responsabilité pour rectifier le tir, à défaut, ils menacent de se retirer du cadre de dialogue.
‘’Si nous ne sommes pas écoutés, nos préoccupations ne sont pas pris en compte, nous allons initier des actions. Quelles sont ces actions ? Nous sommes au cadre de dialogue, nous allons nous retirer du cadre et tirer les conséquences. Quand on dit qu’on se retire du cadre, Doumbouya pour nous, n’a rien fait qui nous pousse à demander son départ pour le moment. Parce que nous sommes dans le délai imparti des 24 mois de transition. L’accord dynamique reste dans le cadre, c’est lorsqu’on va dépasser les 24 mois, c’est là qu’on va parler maintenant des ratés, le non-respect des accords. Pour le moment, il y a un retard de mise en œuvre, mais nous sommes toujours dans le délai. Mais si les départements qui doivent nous permettre à un retour à l’ordre constitutionnel, à savoir le MATD et le CNT sont en train de trébucher, il faut qu’on alerte et qu’on interpelle. Et c’est ce qui nous a poussé de venir faire une conférence de presse, pour que le message passe’’. a-t-il indiqué.
Pour sa part, Ousmane Dady Camara, membre de la convergence s’est dit déçu du Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, qui, selon lui, continue de briller par son absence au comité de suivi de la mise en œuvre des résolutions.
‘’Les résolutions que nous avons eu lors du cadre de dialogue ont été difficilement acquises. Ces 35 points ont été difficilement acquises. Nous sommes tenus de respecter l’esprit du cadre de dialogue et de faire respecter ces résolutions. Donc, il est de notre devoir, que, quand quelque chose ne va pas, de venir devant l’opinion nationale et internationale pour le faire savoir très clairement. Nous sommes bientôt à notre huitième session, le ministre Mory Condé n’est jamais venu. Cela démontre l’importance qu’il a pour ce cadre pour ne pas dire qu’il s’en fout carrément. Il s’en fout des résolutions, il s’en fout de tout ce que nous sommes en train de faire dans le suivi’’, a-t-il déploré.
Poursuivant, Ousmane Dady Camara a exprimé ses inquiétudes par rapport au retard accusé pour le démarrage du recensement administratif à vocation d’état civil.
‘’La session dernière, on a été satisfait de ce que le Premier Ministre nous a fait savoir. Mais nous commençons à nous inquiéter parce que le PN-RAVEC est sensé de prendre 12 mois. Nous sommes au mois de novembre pour l’instant, il y a un mois qui reste. Donc, c’est inquiétant que jusqu’à date, on n’a pas de coordinateur pour gérer le comité de PN-RAVEC. On est à une année des élections présidentielles et jusqu’à date, on n’a pas d’observatoire. Pourtant, ça été bien dit, l’observatoire doit être composé des partis politiques et de la société civile, malgré qu’on a donné la latitude au MATD d’organiser les élections. Donc, c’est vraiment un grand problème et on ne peut pas rester assis pour ne pas venir informer le peuple de Guinée. Nous sommes déçus du Ministre Mory Condé. Nous ne sommes le sujet de personne, nous sommes tous là pour la patrie. Nous voulons que cette transition soit une transition apaisée et que ça soit la dernière transition et la conclusion soit vraiment positive’’, a martelé Ousmane Dady Camara.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
